Alex et Sondra Posner ont montré mardi comment préparer un dot cake à la maison, au moment même où leur dessert couvert de vermicelles fait tourner les têtes et allonge les files d’attente à New York. Les fondatrices de The Dot Cakes, à Roslyn, ont utilisé leur passage à la télévision pour expliquer ce qu’est ce gâteau en portion individuelle et comment le reproduire sans passer par leur stand.
La raison pour laquelle le mot dot cake est partout aujourd’hui tient à une explosion de curiosité en ligne. La semaine dernière, Google Trends a enregistré une hausse de plus de 850 % des recherches sur ce terme en une semaine, jusqu’à un niveau record, avec un intérêt marqué pour le mélange à gâteau funfetti, le glaçage vanille, le glaçage funfetti et les nonpareils. Pour un dessert aussi simple en apparence — des couches de gâteau et de glaçage dans une tasse, recouvertes d’un dôme coloré de vermicelles — l’emballement dit surtout à quelle vitesse une douceur de niche peut devenir un objet de recherche nationale.
Sur le terrain, cet engouement a déjà pris une forme très concrète. The Dot Cakes vend ses créations par lots limités au Butterfield Market, à New York, et des clients ont patienté sur plusieurs pâtés de maisons de l’Upper East Side pour en obtenir un. Alex Posner a dit que l’équipe était poussée “to the very limits” et qu’elle avait la chance d’avoir “one behind us”, une remarque qui résume la pression d’un petit atelier soudain happé par une demande bien plus grande que sa taille.
Le succès, toutefois, n’a pas effacé les réserves. Certains créateurs, influenceurs et auteurs culinaires estiment que les dot cakes ne valent pas l’attente en ligne, ou qu’ils contiennent trop de glaçage par rapport à la part de gâteau. D’autres suggèrent simplement de prendre un cupcake classique recouvert de vermicelles. Le produit a même inspiré des détournements inattendus, avec des versions salées à base de purée de pommes de terre, de chips, de crème fraîche et de caviar, ou des variantes façon sushi garnies d’ingrédients habituellement roulés en maki et surmontées de tobiko.
Cette controverse n’empêche pas les Posner de continuer à capitaliser sur la vague, ni de laisser entrevoir la vraie question qui compte désormais: combien de temps un dessert devenu viral peut-il rester à ce niveau avant que l’intérêt ne se tasse, ou que la cadence ne déborde complètement la petite entreprise qui l’a créé ? Pour l’instant, elles répondent en donnant la recette plutôt qu’en gardant le secret, et c’est peut-être la manière la plus sûre de prolonger l’histoire des dot cakes au-delà de la file d’attente.

