Vincent Blanchette sera jugé au Québec pour extorsion et une nouvelle accusation de traite humaine après qu’un juge a estimé mardi que la preuve justifiait un procès devant juge et jury.
La décision remet au premier plan le cas de l’entrepreneur et restaurateur, connu comme cofondateur de Thaï Zone, Chocolato et des resto-bars Shaker, au moment où son dossier franchit une étape procédurale clé. La prochaine audience est fixée au 8 septembre, ce qui donne une nouvelle échéance à une affaire déjà lourde d’allégations.
La défense avait contesté l’accusation d’extorsion et la nouvelle accusation de traite humaine, mais le juge a tout de même autorisé la tenue d’un procès. Les ordonnances de non-publication empêchent de dévoiler la preuve qui a convaincu le tribunal, et elles protègent aussi l’identité de la plaignante.
Les accusations couvrent plusieurs années. Entre 2018 et 2025, Blanchette est accusé d’avoir, sous la menace, amené une femme à lui fournir des services sexuels. Il est aussi visé par une accusation d’avoir rendu accessible, sans son consentement, une image intime de cette même personne. À cela s’ajoutent des accusations distinctes de trafic de drogue entre janvier 2021 et mai 2023.
En décembre, certaines de ses conditions de remise en liberté ont été assouplies et il a récupéré son passeport, un détail qui montre que l’affaire avançait déjà à petits pas avant la décision de mardi. Le point maintenant n’est plus de savoir si le dossier se rendra à l’étape du procès, mais jusqu’où iront les charges une fois que l’affaire reviendra devant la cour le 8 septembre.
