Lecture: Cbc News : une journaliste teste un régime sardines devenu viral

Cbc News : une journaliste teste un régime sardines devenu viral

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Une journaliste a mangé uniquement des sardines pendant une semaine pour vérifier si un régime devenu viral sur Instagram tenait vraiment ses promesses. L’expérience, menée avec des repas très encadrés et des bandelettes keto en main, visait à savoir si ce « régime sardine » pouvait réellement relancer le métabolisme, faire entrer le corps en cétose et produire les effets spectaculaires vantés en ligne.

Le sujet s’est imposé maintenant parce que le flux de reels sur le régime tournait à plein régime, avec parfois 10 vidéos différentes par jour. Les adeptes allaient loin dans leurs promesses: « a metabolic re-setter », « superhuman », « open up your pineal gland », « the fastest route to ketosis », sans parler d’une meilleure santé cardiaque, d’une thyroïde plus active, d’os plus solides, d’une peau rajeunie et d’une inflammation réduite.

Avant de commencer, la journaliste a fait prélever son sang et s’est préparée à comparer les résultats avant et après l’essai. Elle a aussi reçu 15 boîtes de saveurs différentes envoyées par , une marque haut de gamme, puis a ouvert la première: des sardines fumées au sel. Elle a dit qu’elles étaient « absolutely delicious », un détail qui comptait dans une expérience où le goût devait soutenir, ou non, une semaine entière de répétition.

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Le régime autorisait un peu de souplesse: huile d’olive extra vierge, citron, sauce chili sans calories, sel, poivre, café noir avec édulcorant et eau avec un trait de citron vert. L’eau de coco, présentée comme utile pour les minéraux et les électrolytes, était même fortement recommandée. Mais derrière l’emballage bien-être, la contrainte restait brutale: à peine 650 à 800 calories par jour, soit très peu pour prétendre à une transformation rapide.

La veille du test, a coupé court aux attentes les plus hautes. Elle a dit qu’il était peu probable que cinq jours suffisent à déclencher quoi que ce soit de spectaculaire et que ce type d’apport calorique « could be a dangerous ». Son avertissement plaçait l’essai dans une zone inconfortable: les promesses du web reposaient sur des changements rapides, mais la base alimentaire du régime était si réduite qu’elle pouvait aussi créer un problème avant même de produire un bénéfice mesurable.

La journaliste n’abordait pas l’expérience à l’aveugle. Elle a expliqué avoir participé à plusieurs essais cliniques sur le TDAH et avoir vu de près l’effet que les oméga peuvent avoir sur le corps et le cerveau, ce qui l’a poussée à prendre les affirmations virales au sérieux sans leur accorder de crédit automatique. Elle a donc prévu de vérifier, entre autres, la bêta-hydroxybutyrate, la glycémie à jeun, l’insuline, les marqueurs d’inflammation, le ratio oméga-3/oméga-6, la vitamine D et le sélénium.

Le premier jour a apporté un signal clair, mais pas celui qu’attendaient les promoteurs du régime: à la fin de la journée, elle n’était toujours pas en cétose. C’est là que l’histoire se resserre. Le discours en ligne promet une bascule quasi immédiate; l’expérience, elle, montre surtout qu’un régime aussi strict peut exiger plus d’un simple engouement pour produire un effet, et que la vraie réponse dépendra moins des slogans que des analyses de sang après la semaine.

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