L’autopsie a refermé la piste d’un meurtre. Les deux sœurs retrouvées mortes vendredi dans leur appartement du 19e arrondissement de Paris, âgées de 90 et 80 ans, sont mortes d’une défaillance cardiovasculaire, sans aucune lésion traumatique.
Le parquet de Paris a rendu ces conclusions publiques samedi, et c’est ce qui explique pourquoi cette affaire est suivie aujourd’hui: elle a d’abord été ouverte comme une enquête pour meurtre avant que l’examen médical ne change sa direction. Les deux femmes, nées en 1935 et 1939, avaient été découvertes à leur domicile la veille.
La bascule est nette, mais elle ne répond pas à tout. Un habitant de l’immeuble avait attiré l’attention des enquêteurs sur le frère des défuntes. L’homme, après avoir tenu des propos incohérents, avait été interpellé puis placé en garde à vue et transporté à l’hôpital Lariboisière en raison de son état psychiatrique.
Les éléments disponibles ont ensuite conduit à lever cette garde à vue, et la procédure ouverte pour non-assistance à personne en danger a été classée faute d’infraction. Ce qui demeure, au-delà du soulagement d’avoir écarté la violence, c’est l’origine précise de cette défaillance cardiovasculaire chez deux femmes mortes sans trace de coups ni de lutte.
L’enquête se poursuit donc sur les causes du décès, avec une question plus étroite mais décisive: ce qui a provoqué la mort des deux sœurs dans leur appartement parisien reste encore à établir.
