Lecture: Keanu Reeves Carl Rinsch: Reeves demande la clémence au juge Rakoff

Keanu Reeves Carl Rinsch: Reeves demande la clémence au juge Rakoff

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a demandé à un juge fédéral de faire preuve de clémence envers , le réalisateur condamné pour avoir fraudé de 11 millions de dollars. Sa lettre a été déposée mardi soir dans le dossier de sentence avant l’audience du 29 juin devant le juge .

C’est ce dépôt qui remet l’affaire au centre de l’actualité aujourd’hui. Rinsch doit être fixé sur sa peine dans quelques jours, et ses avocats ont demandé une sentence sans prison, ce qui rend le soutien public de Reeves particulièrement visible à ce stade du dossier.

Dans sa lettre, Reeves s’est décrit comme « un pair artistique de Carl et un ami ». Il a écrit qu’il n’était « bien sûr pas thérapeute ni psychologue », mais a ajouté que Rinsch avait tendance à l’« auto-sabotage » en repoussant les limites des accords négociés. L’acteur a aussi dit: « À mon avis, Carl est un artiste exceptionnel et ‘’, dans la forme où je l’ai vu, était une œuvre d’art superbe et visionnaire, bien qu’inachevée. » Il a encore salué chez lui une « inspiration créative » et une « joie et chaleur exceptionnelles » pour ceux qui l’entourent.

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Cette défense tranche avec le tableau présenté au procès. Un jury fédéral de Manhattan a reconnu Rinsch coupable après qu’il eut pris des millions de dollars pour réaliser White Horse sans jamais achever le projet. Les procureurs ont dit qu’il avait utilisé l’argent de Netflix pour une virée de dépenses luxueuses, citant plus de 480 livraisons de repas via et , ainsi qu’un matelas suédois fait main à 439 000 dollars. Reeves, qui avait dirigé Rinsch dans 47 Ronin en 2013, a pris sa défense malgré ce contraste net entre le portrait d’un artiste et celui d’un prévenu condamné pour fraude.

Le lien entre les deux hommes remonte aussi au moment où Netflix a donné son feu vert à White Horse après qu’une dirigeante de la plateforme eut lu le scénario chez Reeves. Depuis l’échec de 47 Ronin au box-office, les deux sont restés amis, et leur relation revient maintenant sous les projecteurs au moment où la cour doit décider si la clémence demandée a un poids réel. D’autres lettres déposées dans la procédure décrivent Rinsch comme ayant traversé une période de « grave instabilité psychologique » et une « rupture avec la réalité » pendant la fabrication du film.

Le point de friction reste entier: Reeves voit en lui un artiste exceptionnel, alors que les procureurs décrivent un projet abandonné après une consommation d’argent qui n’a rien d’artistique. Rinsch a, lui, soutenu au procès que Netflix avait laissé le film tomber après des dépassements de coûts et les complications du Covid-19, et que l’essentiel des 11 millions de dollars devait lui être remboursé pour des dépenses de production avancées de sa poche. Le 29 juin, Jed Rakoff dira si cette version mérite une peine sans prison — ou si le dossier de fraude doit l’emporter sur le témoignage d’un ami célèbre.

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