Les valeurs de semi-conducteurs continuent de surperformer le S&P 500 depuis le début de l’année, portées par une vague d’achats liés à l’intelligence artificielle qui soutient aussi les titres de l’énergie et des infrastructures. Greg Halter, qui suit ces mouvements de près, dit que les résultats du premier trimestre ont été « incroyablement forts », probablement « le double » des attentes fixées en janvier.
Halter a décrit un marché où l’optimisme ne se limite plus aux fabricants de puces. Il a dit avoir vu « beaucoup d’intérêt et de performance dans les noms liés à l’IA », tandis que les sociétés qui alimentent les centres de données ou fournissent les réseaux et la puissance nécessaires à leur expansion profitent elles aussi de l’investissement. Dans son analyse, les secteurs de l’énergie et de l’électricité ont fait « très bien en coulisses ».
Cette rotation compte parce que la hausse ne repose pas seulement sur une poignée de géants technologiques. Elle s’étend à des entreprises qui rendent les systèmes d’IA possibles au quotidien, des puces aux centrales, en passant par les équipements qui alimentent les centres de données. Halter a insisté sur le fait qu’il existe « beaucoup d’entreprises aidant les centres de données IA en dehors de Nvidia », un point qui élargit l’histoire boursière bien au-delà des seuls fabricants de processeurs. Ce type d’élan rappelle d’autres marchés portés par quelques noms dominants, comme le récent bond de Drake vers le sommet du Billboard Hot 100 avec un premier rang et 42 entrées, ou encore la dynamique observée autour de Lunr après deux contrats liés à la NASA.
Le premier trimestre a servi de catalyseur. Les bénéfices solides et les dépenses dans l’IA ont renforcé l’appétit des investisseurs dans la technologie, l’énergie et les infrastructures, alors même que les marchés cherchent encore à mesurer jusqu’où peut aller ce cycle. Halter a dit que les pénuries de composants et la capacité des entreprises à augmenter leurs prix ont alimenté cette progression, allant jusqu’à juger que les cours ont parfois atteint des niveaux où « vous n’avez jamais rien vu de tel auparavant ». Il a ajouté que certaines actions ont grimpé de « 10 à 20 fois » et que « ça devient un peu fou là dehors ».
Le point de friction, c’est que cette envolée s’appuie sur un segment connu pour ses retournements brutaux. Halter a dit que les semi-conducteurs restent dans une phase de forte dynamique et pourraient encore monter, mais il a aussi rappelé que la technologie peut changer vite et que la mémoire comme les puces ont historiquement été des domaines volatils. C’est pourquoi sa firme se concentre davantage sur les zones tangentielles liées à l’énergie et à la puissance, même s’il ne voit pas, à ce stade, de valorisations technologiques globalement excessives.
Le message du marché est clair pour l’instant: l’IA ne pousse pas seulement les actions de puces, elle tire tout un écosystème derrière elle. Reste à savoir si la rareté, le pouvoir de fixation des prix et les dépenses massives qui soutiennent cette hausse peuvent durer assez longtemps pour éviter que le prochain virage ne soit aussi rapide que la montée.

