Le premier long métrage de fiction de Florence Longpré est en tournage à Montréal. Le projet, intitulé La Portraitiste, réunit l’autrice et comédienne dans le rôle de Françoise, une femme singulière prisonnière d’une vie conventionnelle dictée par son mari Germain au début des années 1960.
Le film est réalisé par Annie St-Pierre et met aussi en vedette Cameron Britton, Amélie Grenier et plusieurs autres. Le tournage doit se poursuivre jusqu’au 12 juin à Montréal, dans ses environs et dans le Bas-Saint-Laurent, alors que la sortie en salles est prévue en 2027.
Dans l’histoire, Françoise découvre un don télépathique au moment où on lui demande de dessiner le portrait-robot d’un agresseur. Ce point de départ l’entraîne dans une enquête qui fera remonter des secrets enfouis et l’obligera à se révéler pour devenir enfin elle-même.
L’enjeu dépasse toutefois la seule intrigue. Une entente a déjà été conclue par le studio h64 pendant le marché du Festival de Cannes pour une distribution en France, signe que le film se prépare à franchir les frontières québécoises avant même d’avoir terminé sa prise de vues. La distribution est assurée par Les Films Opale et Entract Films.
Longpré arrive à ce tournage avec une réputation déjà bien établie comme scénariste d’Empathie, de M’entends-tu ? et d’Audrey est revenue. Pour Annie St-Pierre, il s’agit d’une première réalisation d’un long métrage de fiction, un passage important qui donne à La Portraitiste une double signature créative dès le départ.
Roger Frappier dit voir dans cette collaboration une équipe de rêve, soulignant l’intelligence émotionnelle et la sensibilité de Florence Longpré pour les personnages, ainsi que la vision cinématographique d’Annie St-Pierre, qu’il juge capable de donner toute sa profondeur au récit. C’est aussi là que se joue la promesse du film: une histoire intime, située dans les années 1960, mais pensée pour toucher un public large.
Le calendrier est maintenant clair. Le tournage se poursuit jusqu’au 12 juin, la sortie est fixée à 2027, et la distribution française est déjà sécurisée. Ce qui reste à voir, c’est jusqu’où La Portraitiste pourra transformer ce point de départ de polar intime en rendez-vous de cinéma à plus grande échelle.

