Lecture: Mad Max : Bruce Spence, deux rôles, une seule route dans la saga

Mad Max : Bruce Spence, deux rôles, une seule route dans la saga

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a traversé l’univers de Mad Max deux fois sans jamais jouer le même homme. Dans , il est le Gyro Captain, pilote d’autogyre. Dans , il reparaît sous les traits de Jedediah, un pilote du désert qui vole Max dès le début du film avec son fils Jedediah Jr., avant de revenir l’aider plus tard à construire un nouveau refuge.

Cette double présence alimente depuis des années les débats sur la continuité de la saga, mais a répété à de nombreuses reprises que les deux personnages ne sont pas censés être identiques. Ce n’est pas un détail de fan: dès la fin de Mad Max 2, le Gyro Captain prend la tête de la Great Northern Tribe de et les conduit vers la sécurité, tandis qu’un carton final précise que cette tribu ne reverra jamais Mad Max. Dans la novella , le Gyro Captain est même dit mort en abattant du bois. De son côté, Jedediah n’est jamais présenté comme une simple réincarnation déguisée, mais comme un autre pilote de la friche, avec son mini-avion et son propre rôle dans l’histoire.

Ce flou n’a rien d’un accident isolé. Les films Mad Max sont souvent décrits comme plus proches d’une anthologie que d’une série tenue par une chronologie rigide. Furiosa, présenté comme une préquelle directe de , rappelle d’ailleurs que Miller aime raconter par fragments, en laissant la mémoire, les récits et les versions contradictoires travailler la légende. Dans cet ensemble, les règles comptent moins que l’impression laissée par la route, la poussière et les survivants qui la traversent.

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La contradiction, pourtant, reste visible à l’écran. Le même acteur y incarne deux figures distinctes qui se ressemblent assez pour nourrir les théories, mais pas assez pour les confirmer. C’est précisément ce qui fait tenir Mad Max: une continuité assez souple pour accueillir les retours, et assez étrange pour ne jamais tout expliquer. Ici, Bruce Spence n’ouvre pas une boucle cachée. Il rappelle plutôt que, dans l’univers de Miller, les personnages peuvent se répondre sans être les mêmes, et que la saga préfère la mythologie à la comptabilité.

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