La SATW a annoncé ce jeudi, à Lugano, la création de l’Asinov School, une plateforme de formation et d’expérimentation dédiée à la robotique à forme humaine. Le programme ouvrira ses portes en septembre et sera réparti entre Renens et Shanghai.
Benoît Dubuis a résumé l’ambition en une formule nette: « Les robots humanoïdes sont déjà une réalité. Aujourd’hui, ils nous impressionnent sur scène. Demain ils seront nos assistants. » Le président impliqué dans le projet a ajouté qu’« il faut commencer aujourd’hui », au moment où la filière cherche à passer du spectacle à l’usage concret. À Renens, la première partie du parcours, la formation de base, sera développée avec 42 Lausanne, dont le campus se trouve sur place. En Chine, l’expérimentation pratique et les applications sur des robots humanoïdes réels seront menées avec le laboratoire commun d’Unitree de l’Université de Shanghai et le System Integration Lab.
Cette répartition dit bien où se joue désormais la prochaine étape: apprendre à programmer ces machines d’un côté, puis les confronter à des usages réels de l’autre. Le site chinois s’appuiera sur le System Integration Lab, un plateau de travail de 2000 m² au cœur de l’écosystème scientifique déployé par la Fondation Inartis. L’architecture du projet montre que la question n’est plus de savoir si les assistants à forme humaine feront partie du futur, mais comment ils seront intégrés dans les secteurs cités comme concernés, de la santé à l’industrie en passant par les services.
Le point de friction reste le même pour toute technologie qui s’annonce plus vite qu’elle ne s’installe: la démonstration publique ne suffit pas. Aujourd’hui, le robot humanoïde attire sur scène; demain, il devra fonctionner dans des environnements réels, avec leurs contraintes et leurs usages. C’est là que l’Asinov School se juge, autant dans les salles de Renens que dans les laboratoires de Shanghai.
