Lecture: Loi anticoncentration: LFI promet une offensive contre les médias

Loi anticoncentration: LFI promet une offensive contre les médias

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promet de faire voter une grande loi anticoncentration des médias si elle arrive au pouvoir en 2027. Mercredi, sur Sud Radio, a présenté ce chantier comme une urgence, au moment où la question de la concentration de la presse, de la radio, de l’édition et de l’audiovisuel revient au centre du débat politique.

« Quand nous gagnerons en 2027, nous ferons une grande loi anticoncentration des médias », a déclaré Guetté, ajoutant que « cela devrait intéresser tout le monde de savoir que neuf milliardaires détiennent 90% des médias français ». Le message est clair: pour LFI, le sujet n’est pas marginal ni réservé à un cercle militant, mais touche à l’équilibre même de l’information en France.

Le soir même, dans son émission « Allo Mélenchon », a précisé que la loi interviendrait dès l’arrivée de son camp au pouvoir. « Il faut qu'on commence par ça, c’est-à-dire une loi de libération des médias », a-t-il dit, avant de détailler l’objectif: une « dislocation des monopoles », en particulier le « monopole Bolloré », puis un démantèlement plus large des trusts et une séparation entre les médias et l’argent.

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Mélenchon a insisté sur le fait qu’il ne voulait pas s’arrêter à Bolloré. « On le fera et on le fera jusqu'à la peau », a-t-il dit, en parlant d’une « mesure radicale » qui donnerait aussi davantage de pouvoir aux utilisateurs de médias. Il a évoqué la création d’un conseil déontologique des médias et a jugé l’ « une farce ambulante », signe que le projet ne se limiterait pas à un simple ajustement des règles existantes.

Guetté a elle aussi élargi le champ de la future loi. Selon elle, elle s’appliquerait à tous, et pas seulement à . Elle a cité comme exemple, pour montrer que le texte annoncé viserait l’ensemble des grands détenteurs de médias. « Il y a une urgence qui devrait alarmer tous les citoyens. M. Bolloré, par sa fortune, a mis la main sur des télévisions, des radios, la presse écrite, l'édition et le cinéma par », a-t-elle dit, résumant la cible politique de LFI.

Le contexte explique la montée de ce discours. La concentration des médias est devenue un thème de campagne récurrent, à mesure que des groupes et des milliardaires sont présents à la fois dans la presse, la radio, l’édition, l’audiovisuel et le cinéma. Mercredi, a annoncé ne plus vouloir travailler avec les 600 professionnels du cinéma qui ont signé une tribune contre Vincent Bolloré, un épisode de plus dans une séquence où les fronts se durcissent autour du contrôle des contenus et des influenceurs de la vie médiatique.

La droite et le centre n’ont pas fermé la porte au débat. Sur France Inter, Yaël Braun-Pivet s’est dite ouverte à discuter d’une nouvelle loi anticoncentration, ce qui montre que le sujet dépasse désormais le seul périmètre de la gauche radicale. Pour LFI, la ligne est fixée: si 2027 lui donne le pouvoir, la première bataille législative sera bien celle des médias, avec une cible prioritaire, mais pas exclusive, et l’ambition affichée d’aller jusqu’au bout.

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