Google a supprimé le 19 mai les crédits mensuels inclus dans ses abonnements Gemini Pro et Gemini Ultra, remplaçant ce système par des quotas fondés sur la consommation de calcul. Le changement a été annoncé par courriel aux abonnés le même jour que Google I/O, et il a immédiatement déclenché une vague de réactions sur Reddit.
Les abonnés Pro ont perdu 1.000 crédits mensuels, tandis que les abonnés Ultra ont vu disparaître 25.000 crédits. En contrepartie, le tarif mensuel Ultra est passé de 249,99 dollars à 199,99 dollars. Google a expliqué dans ses messages que le nouveau modèle devrait permettre de conserver la même expérience, mais la mécanique change nettement: chaque requête consomme désormais une part variable du quota selon sa complexité, les fonctions activées et la longueur de la conversation.
Le quota se réinitialise toutes les cinq heures, dans la limite d’un plafond hebdomadaire. Google maintient aussi des crédits IA payants pour les utilisateurs qui veulent dépasser leur quota. L’accès aux modèles Flash, Pro et Deep Think n’a pas changé, pas plus que l’accès à Deep Research, à la génération de vidéo et au stockage. Sur le papier, l’architecture reste donc large; dans la pratique, la façon de mesurer l’usage devient beaucoup moins lisible pour les clients.
C’est là que la frustration est montée. En moins de trois heures, un abonné Pro a signalé sur Reddit que deux invites avaient consommé 27 % de son quota. Un autre utilisateur a résumé sa réaction en une phrase lapidaire: « C'est quoi ce bordel ». Un développeur a aussi annoncé qu’il annulait son abonnement après avoir utilisé Gemini 3.1 Pro tous les jours pour coder, écrivant: « Ils s'attendent à continuer avec le même prix tout en donnant moins. Au revoir Gemini. » Un internaute a ajouté: « Pour chaque mise à jour, c'est un nerfage. »
Le contraste est d’autant plus vif que le message commercial de Google promet la continuité, alors que le nouveau système repose justement sur une variable que les clients ne peuvent pas connaître à l’avance. Avec la fin des crédits fixes, l’entreprise a déplacé le débat du prix affiché vers la prévisibilité de l’usage, et c’est souvent là que les abonnés comprennent ce qu’ils perdent.

