Lecture: Mathieu Kassovitz et Benoît Magimel : l’anecdote derrière La Haine

Mathieu Kassovitz et Benoît Magimel : l’anecdote derrière La Haine

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diffusera lundi 18 mai à 21h00, offrant une nouvelle exposition à un film qui, trente ans après sa sortie, reste l’un des plus connus du cinéma français. L’occasion remet aussi en circulation une anecdote de tournage racontée par , brièvement présent dans le film de .

L’acteur a expliqué que Kassovitz voulait d’abord lui confier le rôle du skinhead. Magimel a refusé, disant qu’il craignait que ce personnage lui cause des problèmes « toute sa vie ». Il a raconté avoir répondu qu’en jouant ce rôle, il risquait de se faire interpeller dans la rue ou dans le métro, avant d’entendre le réalisateur lui dire qu’il le jouerait lui-même. Le rôle est finalement revenu à Kassovitz, qui apparaît à l’écran dans ce costume.

Sorti en 1995, La Haine suit Saïd, Vinz et Hubert dans la journée qui suit une émeute déclenchée après un incident de violence policière dans leur cité. Tourné en noir et blanc, le film est porté par , et . Benoît Magimel y apparaît dans une scène brève, sur un toit, lors d’un barbecue.

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C’est là que se joue l’autre souvenir qu’il a livré sur le film. Magimel dit que sa réplique sur le policier qui a perdu son arme figure sur l’album du film, et que des gens lui ont reparlé de cette phrase pendant des années. Le comédien a résumé la scène d’un mot et d’une question: il ne sait pas qui était ce policier, mais il aimerait bien savoir qui a retrouvé le flingue.

Cette diffusion intervient alors que La Haine conserve une place particulière dans le paysage culturel français, à la fois comme portrait tendu d’une nuit sociale et comme film resté d’actualité dans sa manière de montrer la violence, la peur et l’humiliation. La courte apparition de Magimel rappelle aussi à quel point certains seconds rôles, dans ce film, ont fini par rester dans les mémoires autant que les personnages principaux. Le 18 mai à 21h00, c’est donc bien le film de Kassovitz que France 4 remet en avant, avec son histoire, ses visages et une petite phrase qui n’a jamais vraiment disparu.

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