Lecture: Sommeil : une étude française révèle l’effet caché de l’apnée sur le métabolisme

Sommeil : une étude française révèle l’effet caché de l’apnée sur le métabolisme

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L’apnée du sommeil ne se limite pas à des nuits hachées et à des ronflements. Une étude menée par des chercheurs français de l’ et de l’ montre que le manque d’oxygène temporaire subi pendant ces épisodes peut perturber le métabolisme et modifier les rythmes biologiques de certains organes, dont le foie.

Le travail, publié dans le 20 mars 2026, apporte un éclairage nouveau sur un trouble encore méconnu mais répandu. En France, 1,8 million de personnes seraient actuellement traitées contre cette pathologie, et environ 30% des plus de 65 ans seraient concernées. Les auteurs indiquent aussi que cette découverte pourrait aider à mieux comprendre les effets de l’apnée sur les rythmes circadiens et, à terme, à mieux cibler les moments optimaux pour l’assimilation de certains médicaments.

L’apnée du sommeil, aussi appelée syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil, se caractérise par des interruptions ou des réductions anormalement fréquentes de la respiration pendant la nuit. Les pauses durent de 10 à 30 secondes et le trouble s’installe lorsqu’elles surviennent au moins 5 fois par heure de sommeil, souvent une centaine de fois par nuit. Elles sont dues à des obstructions complètes ou partielles des voies aériennes supérieures, qui privent l’organisme d’oxygène. Le cerveau réagit alors en provoquant des réveils brefs pour relancer la respiration, sans que le patient en ait le plus souvent conscience.

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Ces micro-réveils fragmentent le sommeil et le rendent saccadé, de mauvaise qualité. Le trouble s’accompagne souvent de ronflements et d’une somnolence dans la journée, avec à la clé une baisse des performances cognitives et davantage d’irritabilité. À plus long terme, il augmente le risque de pathologies cardiovasculaires et métaboliques, dont l’hypertension, les troubles du rythme cardiaque et le diabète de type 2.

C’est précisément ce lien entre manque d’oxygène et dérèglement interne que l’équipe française met en avant. En montrant que l’apnée ne perturbe pas seulement le repos mais aussi les horloges biologiques de certains organes, comme le foie, l’étude ajoute une pièce importante à un dossier médical longtemps sous-estimé. Le phénomène devrait d’ailleurs prendre plus de place avec le vieillissement de la population et la progression de facteurs de risque comme l’obésité et le syndrome métabolique. Pour des millions de personnes, le sommeil n’est pas seulement interrompu: il pourrait aussi être en train de dérégler tout le reste.

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