Les Cleveland Cavaliers et les New York Knicks ouvrent mardi le match 1 de la finale de la Conférence Est à Madison Square Garden, dans une affiche qui a déjà occupé une place de choix sur le calendrier de la NBA cette saison. Les deux équipes se sont rencontrées dès le premier match de la saison, lors d’une soirée diffusée à l’échelle nationale, puis de nouveau à Noël.
L’enjeu sportif est immédiat, mais le ton est déjà donné. Jalen Brunson a résumé lundi l’état d’esprit des Knicks d’un simple « c’est l’heure d’y aller maintenant », alors que New York arrive avec sept victoires consécutives en playoffs. Les Knicks ont surclassé Atlanta et Philadelphia de 194 points cumulés au cours des séries, et ils ont inscrit 140 points dans chacun de leurs matchs décisifs pour fermer les deux confrontations.
De l’autre côté, Cleveland a dû passer par deux séries à sept matchs pour éliminer Toronto puis Detroit. Les Cavaliers ont remporté le match 7 contre Detroit 125-94, avec 23 points de Jarrett Allen et 21 points ainsi que 12 rebonds d’Evan Mobley. Cette route plus longue donne à la série une lecture simple: New York arrive avec l’élan, Cleveland avec la résistance éprouvée.
OG Anunoby est toutefois indiqué comme probable pour mardi après avoir manqué deux matchs en raison d’une tension au ischio-jambier droit, un détail qui compte pour une équipe de New York déjà très en rythme. Les Knicks ont battu les Cavaliers en cinq matchs au premier tour en 2023, ils mènent 4-0 dans les séries éliminatoires face à Cleveland et dominent 12-2 les confrontations de playoffs entre les deux clubs.
Donovan Mitchell, natif d’Elmsford dans l’État de New York, disputera pour la première fois une finale de conférence. Il a reconnu lundi que jouer à domicile, oui, c’est bien, mais que cela ne change rien à l’essentiel: il faut rester concentré et prêt, et il a dit savoir que son équipe le serait. Pour Cleveland, l’occasion a aussi une charge particulière, parce que Mitchell revient dans sa région natale avec une série que le public de New York attendait depuis le début de l’année.
La tension entre les deux bancs a aussi été formulée sans détour. Kenny Atkinson a décrit les Knicks comme reposés et comme une machine bien huilée lundi, ajoutant qu’il est difficile d’écraser des équipes en playoffs comme New York l’a fait, mais que la différence de points compte dans cette ligue. Mike Brown a, lui, rappelé une vieille règle de vestiaire venue de son passage avec Pop: il faut trois All-Stars pour gagner un titre, et les Knicks en ont, selon lui, quatre.
Ce duel a été vendu comme un rendez-vous de premier plan depuis des mois, et le calendrier l’a confirmé. La NBA a ouvert la saison avec Cavaliers-Knicks avant de remettre les deux équipes face à face à Noël, puis New York a filé à travers les deux premiers tours alors que Cleveland a dû survivre à deux prolongations de séries. La série qui commence mardi dira si l’élan des Knicks suffit à prolonger leur parcours, ou si les Cavaliers peuvent transformer leur route plus longue en avantage dès le Garden.

