Un cobra venimeux est toujours recherché entre Castelginest et Saint-Alban, en Haute-Garonne, après trois signalements faits par des témoins. Le reptile n’a toujours pas été retrouvé et un système de piégeage a été déployé pour tenter de le capturer.
Les établissements publics, dont les parcs, les cimetières et les écoles, ont rouvert le lundi 18 mai, signe que les autorités ont jugé possible de relâcher la pression sur le secteur malgré la présence toujours non confirmée du serpent. La traque reste donc active autour de Toulouse, avec l’incertitude qui va avec quand un animal potentiellement dangereux circule sans être localisé.
Le reptile recherché est un cobra à lunettes, une espèce appelée Naja naja. On la rencontre principalement en Inde, mais aussi au Pakistan, au Sri Lanka, au Bangladesh, au Népal et au Bhoutan. National Geographic la présente comme l’une des espèces les plus dangereuses d’Inde et avance que son venin peut tuer un humain en seulement une heure. À Toulouse, ce rappel pèse lourd dans l’attente d’une capture qui n’a pas encore eu lieu.
Marc Jaeger explique que le venin de cette espèce possède « une forte composante neurotoxique et présente une toxicité élevée pouvant, dans certains cas, entraîner le décès ». Il ajoute qu’« une morsure n’est pas systématiquement mortelle » et que « le serpent est capable de moduler, en quelques millisecondes, la quantité de venin injectée ». Selon lui, l’injection est généralement limitée dans un contexte défensif, tandis que la quantité administrée peut être plus importante dans un contexte de prédation.
Le cobra à lunettes est présenté comme sans doute évadé d’un vivarium d’un particulier, qui est lui aussi toujours recherché. Pompiers, gendarmerie et associations spécialisées participent à la recherche du serpent, dans un dossier qui rappelle aussi à quel point cette espèce est souvent confondue avec le cobra à monocle ou Naja oxiana. L’animal se nourrit principalement de grenouilles, d’écureuils, de lézards et d’autres serpents, autant d’indices qui comptent pour ceux qui tentent encore de comprendre où il a pu se cacher.
La question, maintenant, n’est plus de savoir si l’alerte a été prise au sérieux. Elle l’a été. La seule chose qui manque encore, c’est le serpent lui-même.
Pour suivre un autre dossier lié à une traque près de Toulouse, voir aussi Cobra Royal près de Toulouse: la traque continue après trois signalements.

