Emma Raducanu a retrouvé la compétition à Strasbourg cette semaine, mais son retour s’est terminé par une défaite 6-4, 7-6 contre Diane Parry au premier tour du Wta Strasbourg. La Britannique, tête d’affiche du tableau mais désormais No 37 au classement WTA, n’avait plus joué depuis plus de deux mois.
Ce match était le premier de Raducanu depuis sa défaite contre Amanda Anisimova à Indian Wells, début mars, et il devait marquer sa vraie reprise après une période d’arrêt liée à une maladie post-virale. Ses symptômes remontaient au virus contracté en février pendant la tournée au Moyen-Orient, et elle avait déjà envisagé un retour deux semaines plus tôt à l’Italian Open avant de se retirer après avoir déjà repris l’entraînement sur place.
Sur le court, Raducanu a pourtant donné l’impression d’avoir le contrôle à plusieurs reprises. Elle a mené 4-2 dans les deux sets, mais a perdu quatre jeux de suite pour lâcher la première manche, puis trois jeux consécutifs pour se retrouver menée 5-4 dans la seconde. Parry a alors servi pour le match à 6-4, 5-4 et a mené 30-0, avant que Raducanu ne trouve les ressources pour revenir et arracher le tie-break.
La Française, classée au rang mondial No 94, a fini par s’imposer dans la manche décisive de jeu en s’appuyant sur sa variation et son coup droit sur terre battue. Son sens du changement de rythme a fini par peser face à une adversaire encore en manque de repères, dans un match où les moments d’élan ont constamment basculé d’un camp à l’autre.
Pour Raducanu, cette défaite laisse surtout une impression de reprise incomplète. Elle disputait aussi son premier tournoi avec Andrew Richardson de retour dans son équipe d’encadrement, quatre ans après leur titre commun à l’US Open en 2021. Le bilan reste sévère: après l’arrêt forcé, les hésitations du calendrier et un retour qui a longtemps semblé repoussé, la Britannique a montré par séquences qu’elle pouvait encore tenir le rythme, mais pas encore le conclure.
La suite dépendra désormais de sa capacité à enchaîner les matchs sans nouveau contretemps physique. À ce stade, Strasbourg a surtout confirmé qu’elle était revenue sur le circuit, sans encore retrouver la continuité qui lui permet de peser jusqu’au bout d’un match serré.

