Lecture: Zoran Milanović refuse l’aval à la nouvelle ambassadrice d’Israël en Croatie

Zoran Milanović refuse l’aval à la nouvelle ambassadrice d’Israël en Croatie

Publié
2 min de lecture
Publicité

Le président croate a refusé d’approuver la nouvelle ambassadrice d’Israël à Zagreb, un geste rare qui a ouvert un nouveau front dans les relations déjà tendues entre la Croatie et Israël. Le bureau du président a indiqué lundi que la représentante proposée par l’État d’Israël n’avait pas reçu, et ne recevrait pas, le consentement du président de la République.

Milanović a affirmé qu’Israël avait franchi une règle non écrite en annonçant son ambassadrice proposée avant d’obtenir cette approbation. Il a ajouté que l’octroi ou le refus de consentement pour les ambassadeurs proposés relève d’un droit souverain du président. En pratique, cette décision empêche la nomination d’atteindre son format habituel à Zagreb.

Le dossier concerne , appelé à remplacer l’ambassadeur , dont le mandat s’est achevé à la fin de mai. Selon Ynet, Amdur se rendra désormais en Croatie en tant que chargé d’affaires, un poste qui ne nécessite pas l’approbation présidentielle. Le a dit travailler avec ses homologues croates pour régler le statut du prochain représentant d’Israël à Zagreb.

- Advertisement -

Le refus de Milanović prend aussi un relief particulier parce qu’il intervient dans un pays où, selon le rapport, c’est la première fois qu’un président rejette l’approbation d’un ambassadeur. Au pouvoir depuis 2020, Milanović appartient à un parti de gauche qui défend une ligne différente de celle du gouvernement conservateur, lequel soutient Israël. Cette fracture politique interne donne à la décision une portée qui dépasse la seule question diplomatique.

Les tensions entre Zagreb et Tel-Aviv couvaient déjà depuis des mois, dans un contexte de guerre à Gaza et d’agression militaire israélienne plus large au Moyen-Orient. Milanović est un critique constant de cette guerre. En février, il avait annoncé que des membres des forces armées croates ne coopéreraient pas avec l’armée israélienne. En mars, il avait aussi condamné la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran.

La suite dépendra de la manière dont les deux capitales contournent ce blocage sans en faire une crise ouverte. Mais le signal envoyé lundi est clair: à Zagreb, la nomination du prochain visage diplomatique d’Israël ne se fera pas comme une formalité.

Publicité
Partager cet article