Lecture: Presse Océan : des fleurs déposées au collège Libertaire-Rutigliano après la fusillade

Presse Océan : des fleurs déposées au collège Libertaire-Rutigliano après la fusillade

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Six bouquets de fleurs ont été déposés devant le grand portail vert du collège Libertaire-Rutigliano, à Nantes, au lendemain de la mort d’un élève de 15 ans tué par balle jeudi 15 mai. Devant l’établissement, les gestes étaient simples et silencieux. Ils disaient déjà l’essentiel: la violence survenue au pied d’un immeuble du quartier Port-Boyer a franchi la grille du collège et touché ceux qui le font vivre.

Le collège Libertaire-Rutigliano se trouve au nord-est de Nantes. C’est là qu’un portrait crayonné a été accroché sur la grille, à côté des bouquets, comme une présence discrète face à l’absence brutale. Le dispositif est modeste, mais il donne la mesure de ce qui s’est produit: un adolescent a perdu la vie, et l’école s’est retrouvée, elle aussi, en état de choc.

Jeudi 15 mai, l’élève a été tué par balle au pied d’un immeuble du quartier Port-Boyer. À ce stade, ce sont les fleurs devant le portail qui racontent le mieux la suite. Elles marquent le passage immédiat entre le drame et le deuil. Elles montrent aussi que l’émotion ne s’est pas arrêtée au lieu de la fusillade, mais a gagné l’établissement où l’adolescent allait à collège.

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Ce qui frappe, c’est la rapidité avec laquelle le quartier, puis le collège, ont basculé dans le recueillement. Les six bouquets déposés au sol ne répondent à aucune annonce officielle, ils ne corrigent rien, ne réparent rien. Ils disent seulement qu’un élève de 15 ans est mort et que, devant le portail vert du collège Libertaire-Rutigliano, des proches, des camarades ou des anonymes ont voulu laisser une trace visible de ce manque.

La question qui demeure est celle de l’après: comment un établissement du nord-est de Nantes, déjà marqué par cette mort, va-t-il faire face aux jours qui viennent sans effacer ce qui s’est joué au pied d’un immeuble de Port-Boyer ? Pour l’heure, la réponse tient dans ces bouquets posés à terre. Le collège est devenu, malgré lui, l’un des lieux où cette mort continue de se lire.

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