Lecture: Bernard Cazeneuve se dit prêt pour 2027 et teste la force de La Convention

Bernard Cazeneuve se dit prêt pour 2027 et teste la force de La Convention

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s’est dit, le 29 avril, prêt à être candidat à l’élection présidentielle de 2027. À 62 ans, l’ancien premier ministre fait désormais de la base de son retour au premier plan politique, au moment où le paysage de la gauche se recompose sous pression des rivalités internes.

Le mouvement qu’il porte affirme compter désormais 15 000 membres, avec des maires, des élus et quelque trente parlementaires. Parmi eux figurent Olivier Falorni, Harold Huwart, David Habib, Loïg Chesnais-Girard et Ariel Weil. Maryse Carrère a été nommée porte-parole. La Convention rassemble aussi des personnalités et des formations allant du au , d’anciens soutiens d’Emmanuel Macron et de petites formations de gauche, dont le Parti radical de gauche de , la Fédération des progressistes de , En Commun! représenté par l’ancienne députée , ainsi que le Mouvement des citoyens, Inventer la gauche, le Collectif des sociaux-démocrates réformateurs et Télémaque.

Cette montée en puissance donne un poids particulier à la prise de parole de Cazeneuve. Plusieurs députés socialistes opposés aux rapprochements successifs de leur parti avec La France insoumise ont aussi rejoint La Convention, signe que l’ancien locataire de Matignon capte une partie de la famille social-démocrate en rupture avec la ligne d’union de la gauche. Il a dit avoir eu des échanges avec , sans aller plus loin sur la forme que pourrait prendre une éventuelle offre commune.

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Mais le calendrier politique laisse déjà apparaître sa limite. Cazeneuve n’a pas été invité à la primaire unitaire de la gauche prévue le 11 octobre, ce qui le place à l’écart d’un rendez-vous censé structurer une partie du camp progressiste. Lui-même a laissé entendre que la clarification viendrait vite, en estimant que la théorie de la « sélection naturelle » de Darwin ferait « son travail dans les semaines qui viennent ». Autrement dit, la bataille pour savoir qui peut incarner une gauche de gouvernement ne fait que commencer, et elle se jouera autant dans les appareils que dans les rangs d’un électorat qui cherche encore son point de chute.

Depuis qu’il a quitté le Parti socialiste après son alliance avec La France insoumise au sein de la Nupes, Cazeneuve tente d’occuper un espace resté longtemps vacant: celui d’une gauche réformatrice, ferme sur les principes mais éloignée des compromis les plus explosifs. Un temps vu comme un possible retour à Matignon, il avance désormais avec sa propre structure, La Convention, et avec l’idée qu’une candidature à 2027 peut devenir crédible si le reste de la gauche continue de se fragmenter.

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