Lecture: Hellfest 2026 : deux habitants de Clisson visent une trentaine de groupes controversés

Hellfest 2026 : deux habitants de Clisson visent une trentaine de groupes controversés

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Deux habitants de Clisson, et , ont passé au crible les 183 groupes programmés pour 2026 et disent avoir relevé 17 % d’affiches controversées, soit environ une trentaine de formations. Leur tri, réalisé à partir de sources uniquement internet, vise des groupes attendus le vendredi 19 juin, dont Trelldom sur la et Decapitated sur l’.

Les deux hommes disent ne pas attaquer le festival ni les musiques extrêmes, mais vouloir signaler au public les comportements qu’ils jugent incompatibles avec l’événement. Dans leur texte, ils reprennent leur démarche mot pour mot: « Nous n’avons rien contre le festival et encore moins contre les musiques extrêmes. Il n’est pas question de les stigmatiser, même si on sait que le death métal, par exemple, est un genre qui aborde les sujets les plus sombres qui soit. Nous avons d’ailleurs de nombreux titres de ces styles qui les composent dans nos playlists. On aurait eu la même démarche pour un autre type de festival. Il se trouve que nous sommes de Clisson et que l’événement se passe chez nous. Or, il nous semble important de faire savoir au public, si les musiciens ont eu des comportements intolérables à nos yeux. Encore plus quand l’organisateur en chef proclame que ce sera le cas. »

Parmi les cas qu’ils disent avoir retenus, Trelldom figure en tête de liste. Le groupe doit jouer le vendredi 19 juin sur la scène Temple. Blachon et Thiérot rappellent que son chanteur, , a été accusé d’avoir agressé et torturé un homme pendant six heures, avec des menaces de le faire boire son sang. Ils ajoutent qu’il a passé huit mois en prison en 2006. Ils citent aussi Decapitated, annoncé le même jour sur la scène Altar, en évoquant une affaire remontant à 2017: les quatre membres du groupe avaient été arrêtés et inculpés dans le cadre d’accusations de viol collectif et d’enlèvement d’une fan à Washington.

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Cette sortie intervient après les propos de dans plusieurs médias, où il assurait qu’« aucun groupe ne fera polémique » à Hellfest 2026. La position de l’organisation avait jusque-là été plus large: tout groupe pouvait se produire à condition de ne pas être interdit par la justice. C’est précisément cette ligne que les deux Clissonnais contestent en publiant leur propre inventaire, qu’ils disent fonder sur Internet uniquement et sur l’idée qu’« il y a suffisamment d’indices qui présument d’attitudes violentes dans leur vie privée ».

Le débat n’est pas neuf. En 2025, a joué avec Blood Fire Death au Hellfest, relançant les critiques contre la programmation. Condamné en 1992 à 14 ans de prison pour le meurtre d’un jeune homme gay, il avait vu sa peine ramenée à 11 ans. À l’entrée du site, le collectif Qui nous aime nous suive avait alors manifesté en silence. Pour 2026, la question n’est plus de savoir si Hellfest tolère la controverse, mais si la sélection des groupes pourra encore tenir face à la pression des critiques locales qui disent en avoir déjà identifié une trentaine.

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