Lecture: Légume : ce que révèlent les résidus de pesticides sur fruits et légumes

Légume : ce que révèlent les résidus de pesticides sur fruits et légumes

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En France, 62 % des 1 996 échantillons de fruits et légumes non bio étudiés en 2024 présentaient au moins un résidu de pesticide détecté, selon un rapport de fondé sur des plans de surveillance officiels. Pour les fruits non bio, la proportion montait à 80 %, et tombait à 48 % pour le légume. Certains fruits, comme les cerises, les raisins et les clémentines, étaient touchés dans presque tous les cas.

Le constat va au-delà d’une simple trace isolée. Le rapport dit que beaucoup de fruits contenaient plusieurs molécules de pesticides en même temps, avec des substances classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques, mais aussi des perturbateurs endocriniens et des pesticides de type PFAS. Dans ces conditions, le débat sur ce qu’on met réellement dans son assiette ne porte plus seulement sur la présence d’un produit, mais sur l’empilement de plusieurs.

Cette question n’est pas théorique. a testé huit lots de pommes avant et après préparation. Les pommes crues contenaient en moyenne neuf molécules détectées. Après 10 secondes de lavage sous l’eau en frottant la peau, il restait encore huit molécules en moyenne, même si la quantité totale de résidus baissait d’environ 12 %. Éplucher divisait les quantités par deux, mais plusieurs molécules demeuraient dans la chair. Certaines substances sont absorbées par la plante ou se dissolvent mal dans l’eau, ce qui explique qu’un rinçage ne fasse pas disparaître tout ce qui a été mesuré.

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Les recommandations des autorités sanitaires françaises vont dans le même sens, sans promettre l’impossible. conseille de laver tous les fruits et légumes à l’eau potable juste avant de les manger, en les frottant doucement. L’agence précise que ce geste enlève la saleté visible, une partie des microbes et une fraction des pesticides. Elle rappelle aussi que les fruits et légumes gardent des bénéfices pour le cœur, le poids et certains cancers, supérieurs aux risques liés aux résidus. Pour des aliments comme les pommes, les poires, les concombres et les pommes de terre, l’épluchage reste une option, surtout pour les jeunes enfants.

Le vrai tri se fait donc au moment de l’achat. Le rapport et les conseils sanitaires convergent vers la même ligne de conduite: réserver les achats bio aux fruits fragiles consommés avec la peau, comme les baies et les raisins, et choisir plus facilement des produits conventionnels pour ceux qui sont presque toujours pelés, comme les agrumes et les bananes. À l’heure où l’on répète qu’il faut manger cinq fruits et légumes par jour, la question n’est plus seulement de savoir combien en consommer, mais lesquels acheter et sous quelle forme pour limiter ce que l’on avale avec eux.

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