Le USS Gerald R. Ford est rentré à Norfolk, en Virginie, après 11 mois de déploiement, et les familles se sont massées sur le quai pour accueillir les marins. Le carrier américain achevait ainsi une mission que des responsables de la Défense ont décrite comme l’une des plus longues et des plus exigeantes pour son équipage.
Au cours de ce déploiement de 11 mois, le porte-avions a participé à des opérations liées à la guerre contre l’Iran et à la capture de l’ancien président vénézuélien Nicolás Maduro, selon des responsables de la Navy. Les marins ont aussi dû composer avec un incendie dans une zone buanderie à bord et avec des problèmes répétés sur le système de toilettes, des incidents qui ont accompagné un séjour déjà bien au-delà du calendrier habituel.
La longueur de la mission donne le ton de ce retour. Les responsables militaires disent qu’elle a mis à l’épreuve les marins et leurs familles alors que l’absence se prolongeait bien au-delà d’un calendrier normal, et ils ne veulent pas que cette durée devienne la norme pour les équipages de carrier. C’est là que se situe l’enjeu pour la flotte: tenir un rythme opérationnel élevé sans transformer l’exception en règle.
Ce retour à Norfolk marque donc la fin d’un des passages les plus éprouvants pour le USS Gerald R. Ford et son équipage. Après 11 mois en mer, la question qui reste est simple: jusqu’où la Navy est-elle prête à pousser ses équipages avant de considérer qu’elle leur en demande trop ?
Dans l’actualité navale américaine, la scène du quai rappelle aussi d’autres retours suivis de près par le public, comme un Carrier Canadiens: Montréal mène 2-0 avant la fin du 7e match, ou encore des dossiers plus tranchés tels que Ryanair Flights: Carrier to close Thessaloniki base over airport charges. Mais pour les familles à Norfolk, le sujet du jour n’avait rien de théorique: leur navire était enfin revenu.

