Enzo Maresca a utilisé la scène du Premio nazionale "Gianni Di Marzio" pour lancer un message direct sur l’état du football italien: il faut changer, et pas seulement à la marge. L’entraîneur a dit que la transformation doit se faire d’abord sur le plan culturel, en rappelant que la Champions League montre déjà dans quelle direction le jeu évolue.
"C'è bisogno di cambiare a livello culturale", a-t-il insisté, résumant une idée qu’il a développée avec netteté. Maresca a ajouté que le football italien peut apprendre beaucoup d’autres pays, mais que les Italiens restent souvent trop fiers pour reconnaître ce qui se fait ailleurs. Il a aussi affirmé que "In tanti Paesi si stanno facendo cose migliori rispetto a noi".
Ces remarques replacent le débat italien dans un cadre plus large, celui d’un pays de football qui continue de s’accrocher à ses certitudes au moment où d’autres nations expérimentent et avancent plus vite. Maresca a dit que la tendance est de répéter que ce qui est fait en Italie fonctionne déjà et qu’il n’est donc pas nécessaire de changer, une posture qu’il juge insuffisante. Dans le même esprit, il a souligné: "Ci sono tante cose che possiamo prendere dagli altri paesi, ma siamo orgogliosi e facciamo fatica a imparare dagli altri."
Le propos prend d’autant plus de poids qu’il vise un réflexe profondément ancré dans le football italien, celui de défendre ses méthodes avant même de les comparer. Maresca a conclu cette critique en rappelant que la Champions League donne une lecture claire des évolutions en cours: "La Champions dimostra in che direzione si va." Le message, à ce stade, est limpide: le débat ne porte plus seulement sur les résultats, mais sur la capacité du football italien à accepter qu’il doit se remettre en question.
Le cadre de ces déclarations est le Premio nazionale "Gianni Di Marzio", où Maresca s’est exprimé sur la situation du football italien. L’entretien complet est disponible en vidéo, mais le fond de sa prise de parole tient déjà en une ligne: le prochain saut ne viendra pas seulement des joueurs ou des entraîneurs, il dépendra d’un changement de mentalité plus large.

