Le film Anatomie d’une chute, quatrième long métrage de Justine Triet, sera diffusé dimanche 17 mai à 21h10 sur France 2, puis restera disponible pendant 7 jours sur france.tv. Couronné en 2023 par la Palme d’or à Cannes, le drame judiciaire continue ainsi sa vie de grand rendez-vous télévisé, après une moisson de 6 César, 2 Golden Globes et 1 Oscar.
Au centre, Sandra Hüller incarne Sandra, tandis que Milo Machado Graner joue Daniel. Pendant un an, Sandra et Samuel vivent avec leur fils de 11 ans, Daniel, dans les montagnes, loin de tout. Puis Samuel est retrouvé mort au pied de leur maison. Une enquête pour mort suspecte est ouverte, et Sandra est ensuite mise en examen malgré le doute entre suicide et homicide. Un an plus tard, Daniel assiste au procès de sa mère.
C’est là que le film prend toute sa force. Écrit par Justine Triet et Arthur Harari, Anatomie d’une chute se présente comme un film de prétoire, mais il observe aussi un couple en crise et démonte un format que le cinéma a souvent répété sans le renouveler vraiment. Ici, tout tient à l’interprétation d’un enregistrement sonore d’une dispute et à la façon dont chacun lit les faits. Le mystère n’est pas seulement de savoir ce qui s’est passé, mais de comprendre comment une vérité peut se déformer dès qu’elle entre dans le langage d’un tribunal.
Ce qui rend la diffusion de dimanche intéressante aujourd’hui, c’est que le film n’a rien perdu de sa tension ni de son actualité dramatique. Il parle d’une famille, d’un enfant, d’une mort inexpliquée et d’une justice qui doit trancher sans certitude absolue. Le récit avance sans décor superflu, avec Daniel comme témoin de tout ce qui se fracture autour de lui. Pour les téléspectateurs qui l’ont manqué au cinéma, ou qui veulent revoir Anatomie D Une Chute: le film de Justine Triet et son mystère tenace, la soirée du 17 mai offre une reprise directe d’un des films français les plus distingués de ces dernières années.
La vraie question, à ce stade, n’est plus de savoir si Anatomie d’une chute a été un succès. Les prix l’ont déjà établi. Ce qui compte maintenant, c’est qu’il demeure un film qui oblige à écouter avant de juger, et à regarder Daniel, Sandra et Samuel comme les trois visages d’une même énigme humaine.

