Lecture: Au Vietnam, Darla Brissac relie Ho Chi Minh Ville à la Guadeloupe

Au Vietnam, Darla Brissac relie Ho Chi Minh Ville à la Guadeloupe

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À Ho Chi Minh Ville, a trouvé un ancrage à 16 000 kilomètres de la Guadeloupe. Installée dans la mégalopole électrique du sud du Vietnam, la Guadeloupéenne a mis à profit plusieurs années passées à parcourir l’Asie pour transformer sa passion des langues en métier. Elle travaille aujourd’hui comme coach linguistique auprès de dirigeants et de francophones installés aux quatre coins du monde, tout en apprenant elle-même le vietnamien.

Le parcours de Brissac prend place dans la rubrique « », diffusée chaque jeudi dans le journal télévisé « 13h00 en Guadeloupe », qui suit les Guadeloupéens vivant loin de l’archipel. Dans une ville de plus de neuf millions d’habitants, elle dit avoir été marquée par la résilience du peuple vietnamien et par la manière dont la vie locale lui rappelle parfois son île. Elle dit retrouver au Vietnam une forme de familiarité dans le climat, les saveurs, les échanges humains et certains produits locaux.

Cette proximité ressentie ne gomme pas la distance. Le décalage horaire complique ses échanges avec ses proches en Guadeloupe, et elle continue d’appeler régulièrement sa grand-mère. Elle raconte que, la dernière fois qu’elle marchait dans la rue, elle est tombée sur un pied de fruit à pain, une scène qui l’a laissée « estomaquée ». Elle dit aussi qu’il lui arrive d’avoir envie d’un bokit ou d’une saveur de chez nous, au point de chercher à maintenir le lien avec l’archipel « coûte que coûte ».

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Brissac voit surtout dans cette vie au Vietnam une parenté profonde avec son île natale. Selon elle, le pays lui fait « beaucoup penser à la Guadeloupe », notamment parce qu’elle observe chez les Guadeloupéens et les Vietnamiens un même rapport à la résistance et à la lutte contre les injustices. « Les Guadeloupéens et les Vietnamiens ont cette force de caractère de lutter contre les injustices et de continuer à avancer malgré les épreuves », dit-elle. Pour elle, les langues sont d’abord une ouverture: elle parle six langues et estime qu’elles « ouvrent énormément de portes », une conviction qu’elle met désormais au service de ses clients. Dans cette histoire de circulation entre deux mondes, le Vietnam n’est pas seulement une destination, mais un point de rencontre entre l’apprentissage, le travail et la mémoire.

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