David Goffin va faire sa dernière apparition à Roland-Garros, et ce sera sur le court Suzanne-Lenglen pour ce qui pourrait ressembler à des adieux chargés d’émotion. Le Belge de 35 ans, aujourd’hui classé No. 249, s’apprête à disputer ce qui est annoncé comme son ultime passage porte d’Auteuil.
Son dernier tournoi commence face à Tseng Chun-Hsin, un joueur de 24 ans venu de Chinese Taipei et classé No. 169, avec l’espoir pour Goffin de retrouver un dernier élan de compétition avant de tourner la page. Pour l’ancien monde No. 7, ce simple rendez-vous porte plus qu’un enjeu sportif: il marque la fin d’un parcours longtemps pensé comme celui d’un joueur capable d’aller très loin sur la terre battue parisienne.
Ce nom a déjà laissé une trace à Roland-Garros. En 2012, Goffin, alors âgé de 21 ans, avait affronté Roger Federer en huitièmes de finale après avoir surpris le Suisse en remportant le premier set. Il avait fini par s’incliner, mais cette semaine-là avait installé son nom parmi les joueurs que le grand public devait commencer à retenir.
La suite de sa carrière a été faite de sommets plus hauts encore, puis de revers qui ont pesé sur la trajectoire. Goffin a atteint le meilleur classement de sa carrière au rang de world No. 7, avant que les blessures et le passage du temps ne fassent glisser son nom bien plus bas dans la hiérarchie mondiale. À l’heure de tirer sa révérence, il a décrit sa décision de prendre sa retraite comme « la plus difficile de sa vie ».
Il y a aussi, derrière ce dernier match, une histoire plus intime qui donne à ce départ sa couleur particulière. Goffin a dit avoir idolâtré Federer et avoir eu des posters du Suisse sur les murs de sa chambre. Le joueur qu’il avait un jour admiré de loin est devenu l’adversaire qui a croisé sa route à Roland-Garros, puis le point de repère d’une carrière qui s’achève là où elle avait gagné en visibilité.
Reste maintenant à savoir si Goffin pourra offrir un dernier sursaut devant le public parisien. Pour un joueur qui a connu les hauteurs du top mondial puis l’érosion, le premier tour à Paris ressemble moins à un simple match qu’à une sortie de scène. Et à Roland-Garros, les adieux les plus marquants sont souvent ceux qui ressemblent le plus à une dernière bataille.

