TF1 a lancé lundi 18 mai « L’été 36 », une série en six épisodes située en 1936, au premier été des congés payés. Constance Gay y incarne l’une des quatre figures féminines du récit, aux côtés de Sofia Essaïdi, Nolwenn Leroy et Julie De Bona, dans une intrigue qui mêle vacances sur la Côte d’Azur et enquête sur l’assassinat d’une personnalité dans un palace de la Riviera.
La série a été créée et écrite par Marie Deshaires et Catherine Touzet, qui travaillent ensemble depuis quinze ans sur des fictions comme Surface et Prière d’enquêter. Fred Garson en a assuré la réalisation, avec un tournage de 65 jours au total: 20 jours à Nice, 9 à Grasse et 36 dans la région parisienne. La production a mobilisé plus de 2.000 costumes et plus de 1.700 figurants pour reconstituer une période où les premiers vacanciers salariés découvrent la mer, les hôtels de luxe et un monde social encore très fermé.
Le choix de Nice et de la Côte d’Azur ne doit rien au hasard. Les autrices disent avoir retenu ce décor pour son éclat visuel, mais aussi parce qu’il rendait plus lisible la fracture entre industriels, bourgeois en villégiature et travailleurs qui partent pour la première fois en vacances grâce aux congés payés. Catherine Touzet a expliqué que Nice était alors une ville de gauche qui faisait beaucoup d’efforts pour accueillir ces nouveaux visiteurs, tandis que Marie Deshaires a dit s’être particulièrement attachée au bar du Negresco, dont l’atmosphère a servi de référence au palace fictif de la série.
Pour recréer ce décor disparu, la production a aussi utilisé des prises de vues numériques afin de restituer la Jetée-Promenade, où se trouvait autrefois un casino. Le casting réunit également Miou-Miou, François-Xavier Demaison, Pascal Elbé, Sam Karmann, Simon Ehrlacher, Assaad Bouab, Arnaud Binard, Constance Dollé, Camille Japy et Clément Aubert. TF1 prolonge ainsi une veine historique déjà explorée avec Le Bazar de la charité et Les Combattantes, mais le ressort de « L’été 36 » est plus frontal: la promesse du repos populaire se heurte à un meurtre, et le luxe azuréen devient le théâtre d’un basculement social.
Ce qui compte aujourd’hui, c’est que la série arrive au moment où le récit des congés payés reste l’un des grands mythes sociaux français. En le plaçant dans une enquête criminelle, TF1 transforme cette mémoire collective en drame d’époque, et fait de Constance Gay et de ses partenaires les visages d’un été où l’on commence à partir, mais pas encore à appartenir au même monde.

