Valérie Bègue a pris la parole sur Instagram pour soutenir Flavie Flament, au lendemain du message publié vendredi 15 mai par l’animatrice. L’ancienne Miss France a réagi à un long texte d’Andrea Bescond et a écrit qu’elle avait vu Patrick Bruel quand il présidait le jury de son élection en 2008.
« Il était président du jury lors de mon élection. Je l’ai vu. Je n’ai absolument aucun doute. Je crois toutes les femmes qui ont eu le courage de parler. Et j’encourage les autres », a écrit Bègue, dans un message qui vient s’ajouter à la vague de soutiens suscités par les accusations visant l’artiste. Son intervention a du poids parce qu’elle renvoie à une scène publique très précise: celle de Miss France 2008, remportée par Bègue, où Bruel occupait la présidence du jury.
Le commentaire de l’ancienne reine de beauté s’inscrit dans une séquence judiciaire et médiatique qui s’est accélérée ces dernières semaines. Patrick Bruel est visé depuis deux mois par des accusations de viol, de tentative de viol et d’agression sexuelle, et quatre plaintes pour violences sexuelles doivent être regroupées au parquet de Nanterre, en raison du domicile de l’artiste. Dimanche, la procureure de Paris, Laure Beccuau, a indiqué que ces dossiers seraient centralisés à Nanterre.
La nouvelle plainte annoncée vendredi par Flavie Flament ajoute une accusation supplémentaire à ce faisceau déjà lourd. Elle affirme que les faits remontent à 1991, lorsqu’elle avait 16 ans. Dans son message publié sur Instagram, elle a décrit s’être réveillée chez Patrick Bruel « comme une poupée de chiffon, sans réaction, amorphe et dans un état de sidération totale » après avoir bu un thé. Elle a aussi écrit: « 10 ans après La Consolation, j’ai de nouveau rendez-vous avec mon passé. Et un homme qui a pillé mon adolescence. Pour que la vérité éclate, pour que justice soit rendue, pour que cessent de se dérober les regards, je joins ma voix à celles des autres femmes qui s’élèvent en France, en Belgique et au Canada. J’attends désormais de la Justice qu’elle entende notre parole. »
Patrick Bruel a contesté ces accusations. Il a déclaré avoir rencontré Flavie Flament dans les années 90 et parlé d’une « brève histoire ». Il a ajouté: « Cette relation ne fut ni violente, ni contrainte, ni sournoise. Il n’y eut ni viol, ni drogue. Je ne l’ai jamais maltraitée, ni abandonnée devant un “hôtel sordide”. »
Le soutien de Bègue compte aussi parce qu’il vient d’une femme qui a été placée, comme Bruel, dans un cadre public très exposé. En 2008, elle a gagné Miss France alors que le chanteur présidait le jury. Sa prise de position ne fait pas avancer l’enquête, mais elle montre que les accusations contre Bruel ne sont plus seulement traitées comme un affrontement entre une plaignante et un artiste: elles déclenchent désormais des prises de position de personnes qui disent l’avoir côtoyé de près.
La suite se joue maintenant au parquet de Nanterre, où les plaintes seront examinées ensemble. Pour Bruel, l’enjeu immédiat n’est plus seulement de répondre à une plainte de plus; c’est de faire face à un dossier qui s’épaissit, au moment même où d’autres femmes continuent de dire qu’elles le croient.

