Grégory Lorenzi vivra dimanche son dernier match avec le Stade Brestois, face à Angers Sco, lors de la 34e journée de Ligue 1 à 21 h. Après dix ans comme directeur sportif, et six autres passés au club comme joueur, il s’apprête à tourner la page au terme d’un cycle qu’il décrit lui-même comme accompli.
Le départ de Lorenzi n’a rien d’un adieu amer. Il a dit partir avec « un sentiment de bonheur, de plaisir et de fierté », et refermer cette période avec la conviction d’avoir mené sa mission jusqu’au bout. « Aujourd’hui, je tourne cette page avec le sentiment de mission accomplie, et pen huel, comme on dit ici », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il ne voulait pas « faire l’année de trop ».
Ce dernier rendez-vous arrive au moment où Brest s’apprête à clôturer sa saison, mais aussi à ouvrir une nouvelle séquence dans son organisation sportive. Lorenzi a rappelé que le club avait avancé grâce à une répartition très claire des rôles entre Denis Le Saint, Gérard Le Saint, Pascal Robert sur le plan administratif, et lui-même sur le versant sportif. Cette mécanique, dit-il, a permis au club d’évoluer dans la durée.
Le directeur sportif sortant a aussi laissé entendre que la prochaine étape pourrait demander un autre regard. Il a dit que le club aurait peut-être besoin de nouvelles idées, et que son successeur pourrait arriver dans des conditions différentes. Lorenzi, lui, ne ferme pas totalement la porte: il a indiqué qu’il resterait disponible pour conseiller le président si nécessaire.
Son passage à Brest aura été marqué par une fidélité rare. D’abord joueur pendant six ans, puis directeur sportif pendant dix ans, Lorenzi a traversé une décennie qu’il juge exceptionnelle. À son arrivée, l’ambition du club était de retrouver la Ligue 1. Dix ans plus tard, il part avec le sentiment d’avoir laissé une trace positive, au moment précis où Brest s’apprête à disputer un dernier match avant de basculer vers l’après-Lorenzi.

