Lecture: Najat Vallaud-belkacem: 16 familles portent plainte contre TikTok à Paris

Najat Vallaud-belkacem: 16 familles portent plainte contre TikTok à Paris

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Dix-sept? Non: seize familles ont déposé lundi 11 mai une plainte collective auprès du parquet de Paris contre , accusant la plateforme d’abus de faiblesse. Elles représentent 39 plaignants, dont cinq familles endeuillées par le suicide de leur fille, dans un dossier qui met aussi en cause dix filles et un garçon souffrant d’anorexie, de dépression ou d’idées suicidaires.

, mère de Léa, dit avoir vu « la mort planer » au-dessus de sa fille et avoir trouvé cela insoutenable. Léa a installé TikTok sur son téléphone à 12 ans; elle en a 15 aujourd’hui. Sa mère raconte qu’elle a passé des heures à regarder des vidéos de très jeunes filles extrêmement maigres qui faisaient l’apologie de l’anorexie, tandis que l’algorithme lui proposait toujours davantage de contenus du même type. Léa est ensuite devenue gravement anorexique, a été hospitalisée, et sa mère dit qu’elle se scarifie désormais.

Les familles, réunies au sein du collectif , sont représentées par l’avocate . Leur plainte arrive alors que le parquet avait déjà ouvert en octobre 2025 une enquête sur TikTok, soupçonné de promouvoir le suicide chez les jeunes. Dans cette affaire, les proches ne demandent pas seulement qu’on écoute leur détresse; ils mettent au centre la question de savoir jusqu’où la responsabilité d’une plateforme peut aller quand ses recommandations enferment des adolescents dans les contenus les plus destructeurs.

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Christelle dit qu’elle ne savait pas à l’époque à quel point ces images morbides circulaient ni à quel point elles pouvaient envahir le quotidien de sa fille. Elle explique aussi qu’enlever TikTok à Léa reviendrait, à ses yeux, à lui retirer une drogue. « C’est presque son meilleur ami », dit-elle, alors que la famille tente tout pour l’aider à sortir de là. Ce dossier place désormais TikTok face à une plainte pénale collective et à une enquête déjà ouverte, avec la pression croissante des familles pour que la justice établisse si l’algorithme a joué un rôle dans la spirale qui a frappé leurs enfants.

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