Espanyol se déplace dimanche à 19 h à El Sadar pour affronter Osasuna dans un match qui peut verrouiller son objectif au classement. Trois points suffiraient à garantir mathématiquement ce but, même si un nul pourrait encore convenir aux deux équipes selon le reste des résultats de la journée.
Manolo González a fixé le cadre sans détour: l’expédition part à Pampelune avec la seule intention de prendre trois points, et l’Espanyol ira chercher la victoire dès le coup d’envoi. Dans un rendez-vous de ce poids, le calcul compte autant que l’élan, et le club catalan sait qu’un résultat positif dimanche soir allégerait d’un coup la pression qui l’accompagne depuis plusieurs semaines.
Le groupe récupère en plus Fernando Calero et Tyrhys Dolan, de retour après suspension, tandis que Cyril Ngonge reste absent en raison d’une blessure. Javi Puado, lui, a tout de même voyagé avec le groupe malgré sa convalescence après des problèmes physiques, un signe que l’Espanyol garde plusieurs options pour son déplacement le plus sensible de la fin de saison.
En face, Osasuna arrive au rendez-vous après trois défaites consécutives. La série a brutalement changé la donne pour le club navarrais, passé de l’idée de jouer l’Europe à la lutte pour éviter la relégation. Ce basculement donne à la rencontre une portée très différente de celle qu’on pouvait imaginer il y a encore quelques semaines: à El Sadar, les deux équipes jouent avec des calculs de survie, même si leurs urgences ne sont pas exactement les mêmes.
Le fond du match tient là. Pour Espanyol, cette rencontre est présentée comme une finale pour le maintien dans la première catégorie du football espagnol. Pour Osasuna, la chute récente a transformé une fin de saison que l’on pensait ambitieuse en course de rattrapage pour rester à distance de la zone rouge. Le nul pourrait encore laisser une porte entrouverte aux deux camps selon les autres résultats du tour, mais personne n’aborde ce genre de match avec l’idée de s’en remettre aux comptes d’autrui.
Les signes envoyés avant le coup d’envoi sont donc clairs. González veut que son équipe avance sans attendre, avec la victoire comme unique horizon, et l’Espanyol se présente à Pampelune avec des retours utiles et un absent de poids. Osasuna, lui, doit rompre une série qui a fait dérailler sa trajectoire. À ce stade de la saison, le plus important n’est plus d’avoir eu un plan en septembre, mais de savoir encore le tenir au moment où tout se resserre.

