Lecture: Kildunne et l’Angleterre visent un huitième titre face à une France en chasse

Kildunne et l’Angleterre visent un huitième titre face à une France en chasse

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L’Angleterre affronte la France dimanche lors de l’ultime journée du , avec un huitième titre consécutif et une série de 37 victoires en jeu. Pour les , la rencontre ressemble à un test de survie autant qu’à une finale, après une campagne où elles ont continué de gagner malgré un groupe diminué.

La marge est mince, et le souvenir du dénouement de l’an dernier plane encore sur ce rendez-vous, réglé par un seul point. Cette fois, l’Angleterre a marqué le plus de points du tournoi et a réussi 23 de ses 24 tentatives au pied, mais , meilleure marqueuse d’essais de la compétition, commencera sur le banc. John Mitchell a résumé l’état d’esprit en une formule sèche: son équipe marquera simplement plus que l’adversaire.

Ce duel met aussi face à face deux formes de puissance. La France domine le tournoi dans les courses, les offloads et les défenseurs battus, et elle affiche aussi le plus faible total d’en-avants défensifs, le plus grand nombre de contacts dominants et un taux de réussite au plaquage de 88,4 %, le meilleur de la compétition. Anaïs Grando a inscrit quatre essais en quatre matches, tandis que Pauline Bourdon Sansus reste depuis des années une pièce maîtresse du système français.

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Face à cela, l’Angleterre avance avec ses certitudes et ses cicatrices. Les absences de , et , dues à la retraite, à une grossesse et à une blessure, ont réduit les options du sélectionneur, même si Sadia Kabeya est revenue de blessure. Le match contre l’Italie a aussi rappelé une fragilité inhabituelle: l’Angleterre y a encaissé le plus de points qu’elle ait jamais concédés dans le Tournoi face à une équipe autre que la France. Marlie Packer a prévenu que le groupe devait agir sans trop réfléchir, estimant que penser trop vite donne l’avantage à l’autre camp, et a reconnu que les mauls défensifs restaient un point à corriger avant ce choc.

La France, elle, court après ce qui lui échappe depuis six ans. Le XV de François Ratier a terminé dauphin de l’Angleterre lors des six dernières éditions, et Ruby Tui a décrit leurs prestations comme un « roll of the dice », un rappel que leur potentiel se traduit encore trop souvent par l’incertitude. Si l’Angleterre s’impose encore, elle prolongera une domination qui tient depuis trop longtemps pour être accidentelle. Si la France trouve enfin le match complet qu’elle cherche depuis des années, la finale du Women’s Six Nations pourrait basculer dans une zone que l’Angleterre n’a presque plus connue.

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