Lecture: Pascal Obispo parle de Héritages et de sa seconde vie de peintre

Pascal Obispo parle de Héritages et de sa seconde vie de peintre

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a parlé dimanche 17 mai 2026 de son nouvel album Héritages dans le portrait d’ dans Sept à Huit, sur TF1, et il a aussi raconté pourquoi la peinture a pris une place centrale dans sa vie. À 61 ans, l’artiste a décrit un parcours façonné par l’absence de son père et la perte d’amis proches, des blessures qu’il dit avoir traversées grâce à l’art.

« J'ai comblé ce manque », a résumé Obispo, une phrase qui dit autant sa trajectoire intime que le chemin artistique qu’il a suivi depuis 2018. Cette année-là, il s’est mis à peindre sérieusement, après ce que la galerie présente comme un choc émotionnel intense. Depuis, sa production s’est installée à côté de la musique, avec des toiles vendues en exposition, en collaboration avec des galeries et par vente directe sur toile.

Ses œuvres montrent souvent des visages stylisés et des formes graphiques colorées. Sur le site de la galerie Ange Basso, une Bubble Print est affichée à 400 euros, tandis qu’une Fleurs Print est proposée à 500 euros. Sur , plusieurs toiles uniques de sa série Bubble sont présentées par une galerie parisienne, sans prix affiché, et la plupart sont déjà signalées comme vendues.

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Cette évolution s’inscrit dans une deuxième vie artistique que le chanteur a construite loin des habitudes du métier. Installé dans une maison située à plus de 600 kilomètres de Paris, Obispo a multiplié les expositions ces dernières années. En 2025, la galerie Ange Basso lui a consacré l’exposition Réversibilité, signe d’un intérêt devenu durable pour son travail pictural.

La galerie décrit ses œuvres comme « des visages stylisés, monoformes, oscillant entre le profil et la frontalité », où « ce que l’on observe nous observe à son tour ». Elle va plus loin encore, voyant dans cette réversibilité « un principe poétique » et comparant son geste à « une mélodie inversée dont chaque note garde sa justesse malgré le renversement du temps ». Le propos peut sembler lyrique, mais il reflète une réalité simple: Obispo n’est plus seulement un chanteur qui peint à côté, il a installé la peinture dans son territoire d’expression.

Son parcours dans les arts visuels n’a pas commencé hier. En 2018, un tableau signé de sa main avait déjà été vendu au profit du lors d’une vente organisée dans le Morbihan. Depuis, la série s’est étoffée, les expositions se sont enchaînées et les ventes se sont structurées autour d’un travail identifiable, avec ses visages, ses aplats vifs et ses motifs répétitifs. Ce qui relevait d’abord d’un élan personnel a pris la forme d’une activité suivie, visible et désormais cotée.

La vraie réponse donnée dimanche est là: la peinture n’a pas servi d’appoint à la carrière de Pascal Obispo, elle a absorbé une part du vide qu’il disait porter depuis longtemps. Et c’est précisément ce mélange de perte, de réparation et de création qui explique pourquoi son nom circule aujourd’hui autant dans une galerie que dans une émission de portrait.

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