Lecture: Luis Salom, dix ans après sa mort, le hommage de Palma reste intact

Luis Salom, dix ans après sa mort, le hommage de Palma reste intact

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Dix ans après la mort de au , sa mère dit toujours vivre avec une absence qu’elle juge « insoportable ». Dans un entretien accordé à , elle a expliqué que la mémoire du pilote espagnol continue d’être portée à Palma, où le cortège traditionnel en son honneur aura lieu le 7 juin.

Horrach a dit de son fils: « Llevarlo dentro de mí es difícil de explicar. No hay otra manera de vivir que llevándolo dentro. Es imposible ». Pour elle, cette présence intérieure est devenue la seule manière de traverser les années depuis 2015, quand Salom est mort à 24 ans. Elle a ajouté que la famille vit depuis une décennie avec « un vacío tan terrible » dans la maison, une absence qui, selon elle, n’a jamais cessé d’être difficile à supporter.

Le rendez-vous de Palma n’est pas présenté comme une cérémonie de deuil mais comme un moment de souvenir partagé. Horrach a insisté sur ce point en disant: « No es un día triste; es un día para recordarlo con alegría, como era él. Luis era una persona alegre, viva. Un auténtico disfrutón de la vida ». Elle a décrit son fils comme quelqu’un de « llena de energía » et profondément généreux, au point de le définir moins par ce qu’il possédait que par le temps qu’il donnait aux autres.

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Cette générosité, a-t-elle expliqué, passait par des gestes très simples: « No me refiero a cosas materiales; me refiero a la generosidad verdadera: dedicar tiempo a los demás, no tener prisa, pararse a hablar con la gente, escucharla ». Horrach a aussi rappelé que Salom avait « un sentido muy profundo de lo que estaba bien y de lo que estaba mal », une maturité qu’elle jugeait remarquable pour quelqu’un d’aussi jeune. À ses yeux, cette façon d’être reste l’une des raisons pour lesquelles tant de personnes continuent de se mobiliser chaque année autour de sa mémoire.

L’an dernier, a-t-elle dit, il y avait environ 3.000 motos au départ sur Gran Vía Asima. Cette fidélité, de la part de proches comme de passionnés, est devenue la marque du rendez-vous de Palma. Horrach a dit n’avoir « pas de mots » pour remercier ceux qui choisissent de continuer à faire vivre le souvenir de son fils, avec un respect et une affection qu’elle dit ne pouvoir imaginer. Elle a rappelé que personne ne les y oblige: ce sont eux, a-t-elle dit, qui veulent être là.

Dans cet entretien, Horrach est aussi revenue sur le surnom de « Mexicano » associé à Salom, né d’une plaisanterie entre Marco, son manager, et un cheval de course nommé Mexicano. Marco répliquait alors: « Mi mexicano es un caballo ganador, no como el tuyo ». Le détail dit quelque chose du lien qui entourait le pilote: un monde de compétition, mais aussi de familiarité et de souvenirs transmis sans cesse. C’est ce mélange qui nourrit encore aujourd’hui la tradition du 7 juin à Palma, devenue un rituel pour garder Luis Salom au centre d’une mémoire collective qui ne s’est pas éteinte.

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