Lecture: Salle De Bal De La Maison-blanche : Trump vise une ouverture en septembre 2028

Salle De Bal De La Maison-blanche : Trump vise une ouverture en septembre 2028

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a déclaré vendredi 15 mai que la salle de bal de la maison-blanche devait ouvrir vers septembre 2028, alors qu’il présentait sur Truth Social une photo tirée de sa visite en Chine. Le président américain a affirmé que le projet était déjà en chantier, en avance sur le calendrier, et qu’il serait la plus belle installation de ce type du pays.

En faisant cette annonce, Trump a aussi remis en avant son argument favori: « la Chine a sa salle de bal, et les États-Unis devraient en avoir une aussi ». Pour lui, le symbole compte autant que le bâtiment lui-même. La salle, prévue pour accueillir jusqu’à 1.000 personnes, doit servir aux réceptions et dîners organisés en l’honneur de dignitaires étrangers, un usage qui place le projet au croisement du protocole, du prestige et de la politique intérieure.

Le calendrier donne une mesure du chantier. La Maison-Blanche a annoncé le projet en juillet 2025. En octobre 2025, Trump a fait démolir à la bulldozer une aile entière de la Maison-Blanche pour dégager l’espace nécessaire. Puis, en décembre 2025, la a saisi la justice, estimant que l’administration n’avait pas respecté les obligations légales de consultation publique et n’avait pas obtenu l’autorisation du . Cette organisation à but non lucratif, chargée par le Congrès de protéger les bâtiments historiques, a transformé le chantier en bataille sur le pouvoir présidentiel et la préservation du patrimoine.

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La contestation n’a pas seulement porté sur l’esthétique. Les démocrates ont dénoncé une dépense à la fois démesurée et ostentatoire, et a raillé le projet avec une formule cinglante: « qu'ils mangent de la brioche! ». Trump, lui, a répondu en début mai que le budget était passé de 200 millions à 400 millions de dollars après des études détaillées. Le président a également lié le projet à des priorités de sécurité, alors qu’un texte présenté la semaine précédente par des républicains comprenait 1 milliard de dollars pour des infrastructures du associées à la salle de bal.

Au-delà des chiffres, la querelle dit quelque chose de plus vaste: la salle de bal de la maison-blanche est devenue à la fois un projet architectural, un test juridique et un marqueur politique. Ce qui devait être une vitrine pour les réceptions d’État est désormais un symbole de la manière dont Trump entend laisser sa trace sur la résidence présidentielle, quitte à provoquer un bras de fer sur le respect des procédures, le coût et l’usage du pouvoir exécutif.

Reste une donnée simple: si l’échéance de septembre 2028 tient, le pays aura au cœur de la Maison-Blanche un espace pensé pour la diplomatie de prestige, mais né dans la controverse et façonné par un président qui revendique ce chantier comme une démonstration de force.

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