Didier Deschamps n’a pas fermé la porte à l’Italie, et la phrase a suffit à relancer un vieux scénario. Jeudi soir, en conférence de presse, le sélectionneur de l’équipe de France a dit qu’il ne se voyait pas mettre un terme à sa carrière d’entraîneur et a lâché, avec un sourire qui en disait long: « Je me remets à l’italien, on ne sait jamais. »
Cette simple sortie a pris une dimension particulière parce que Deschamps restera à son poste jusqu’à la fin de la Coupe du monde 2026, avant d’être libre d’accepter une autre offre. Le Français, champion du monde comme joueur en 1998 puis comme sélectionneur en 2018, veut encore décrocher un nouveau titre avec les Bleus aux États-Unis. Mais son nom circule déjà ailleurs, notamment du côté de l’Arabie saoudite, et l’idée d’un banc italien ajoute une couche de plus à un dossier déjà chargé.
Le contexte donne du poids à cette séquence. L’Italie a encore manqué la qualification pour la Coupe du monde 2026, ce qui nourrit les spéculations autour de l’avenir de la sélection. Deschamps, lui, connaît bien le football italien, avec un passage à la Juventus, et cette familiarité suffit à laisser ouverte une hypothèse qui paraissait encore lointaine il y a quelques mois. Pour l’heure, rien n’indique qu’un départ se prépare, mais la sortie du sélectionneur a clairement montré qu’il n’entend pas refermer toutes les portes avant la fin de son mandat.
Le débat a aussi pris une tournure très personnelle en France. Sur RMC, Daniel Riolo a dit qu’il vivrait l’arrivée de Deschamps à la tête de l’Italie comme « un drame personnel ». Le journaliste, dont les parents siciliens sont arrivés au début des années 1960, a ensuite précisé son idée: il sait que ce scénario est possible, en raison du passé de Deschamps en Italie et de sa notoriété à la Juve, mais a ajouté que cela ne restait, au fond, que son avis. Cette réaction dit surtout une chose: le simple fait d’imaginer Deschamps sur un banc adverse suffit déjà à provoquer un vrai frisson dans le paysage du football français.
La suite dépendra d’abord du parcours des Bleus vers 2026. Si Deschamps mène la France jusqu’au bout comme il le dit vouloir le faire, la question ne sera plus de savoir s’il peut partir, mais où il choisira d’aller après avoir refermé l’un des chapitres les plus victorieux de l’histoire récente de l’équipe nationale.

