Becka Borody a quitté vendredi le conseil d’administration de Cycling Canada, sur fond de contestation persistante après la mise en pause du programme féminin de poursuite et son annulation à l’échelle de l’équipe. Élue en octobre pour un mandat d’un an, elle a déclaré que la manière dont les décisions avaient été communiquées, puis le manque de transparence, avaient rendu clair que ses valeurs ne concordaient plus avec celles de la direction du conseil et de l’organisation.
Son départ intervient au moment où cinq coureuses de poursuite ont porté leur dossier devant le Centre de règlement des différends sportifs du Canada. Les athlètes concernées sont Skyler Goudswaard, Fiona Majendie, Jenna Nestman, Lily Plante et Justine Thomas. Le différend porte sur la décision de Cycling Canada de ne pas envoyer d’équipe féminine de poursuite aux Championnats du monde de 2026 à Shanghai, en Chine, une absence qui a alimenté la colère autour de la suppression du programme.
Ce programme avait été suspendu, puis abandonné, sans que les athlètes disent avoir reçu un préavis utile. Amanda Fowler et le Dr Emir Crowne, qui représentent les cinq coureuses, ont affirmé que les sportives n’avaient reçu aucun avis significatif avant qu’un programme entier soit coupé, ce qui a supprimé une voie olympique essentielle. Leur reproche va au cœur de la décision sportive, mais aussi de la façon dont elle a été prise et annoncée.
Pour l’instant, Cycling Canada dit ne pas savoir si un appel formel a été déposé. Le chef de la direction, Mathieu Boucher, a indiqué que l’organisation n’était pas au courant d’une telle démarche à ce stade, tout en ajoutant qu’elle respecterait le processus d’appel s’il et quand il se déclenche. La réponse laisse intacte la question centrale du dossier: si le recours avance, il obligera l’organisation à défendre publiquement une décision déjà suffisamment contestée pour pousser une administratrice à partir.
