Le cobra à lunettes aperçu pour la première fois mardi à Castelginest n’a toujours pas été retrouvé, malgré des fouilles nocturnes menées de vendredi à samedi et une nouvelle opération dans un champ désherbé samedi. Les recherches doivent se poursuivre cette nuit et ce dimanche.
Samedi, l’association SOS Reptiles a obtenu l’autorisation de fouiller le terrain situé derrière le lotissement de la rue Grande-Rivière. Après un désherbage méticuleux, l’équipe a sondé chaque cavité à l’aide de pioches et de matériel de coupe, sans trouver la moindre trace de l’animal. Les recherches mobilisent aussi les pompiers, les gendarmes et la police municipale, dans une traque qui continue à tenir Castelginest en alerte.
Dorian Blayac, qui suit l’opération, estime que le reptile se trouve probablement près d’un point chaud. Il écarte les containers et les bouches d’égout, jugés trop humides pour ce type d’animal. Le spécialiste n’exclut pas non plus que le serpent ait été blessé: « Plein d'autres scénarios sont envisageables. Le serpent a peut-être été mordu par un renard ou par une buse », dit-il. Cette hypothèse reste à ce stade sans preuve, mais elle explique en partie pourquoi l’animal n’est pas réapparu après les premières alertes.
La confusion sur l’espèce a aussi alimenté les discussions en ligne, et Blayac s’emploie à corriger les fausses informations. « Il faut arrêter la spéculation: il n'y a aucun risque que l'animal s'en prenne à quelqu'un », affirme-t-il. Il précise aussi qu’il s’agit d’un Naja naja, « et non un cobra qui crache ou un cobra royal ». En cas de rencontre, le consigne reste la même: ne pas s’approcher du serpent et, si possible, prendre des photos pour permettre son identification. Pour les équipes sur le terrain, l’enjeu est désormais simple et immédiat: localiser l’animal avant qu’il ne change à nouveau de cachette.
