Lecture: Orban face à la défaite: première interview d’opposition et contre-offensive

Orban face à la défaite: première interview d’opposition et contre-offensive

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a donné un long entretien à , présenté comme sa première interview en opposition, et il s’en est pris directement au nouveau pouvoir. Il a accusé ce qu’il appelle la nouvelle autorité de vouloir faire taire le débat public de droite, alors même que son camp cherche à se réorganiser après sa défaite électorale.

Le chef de a décrit une pression concrète sur l’écosystème médiatique et publicitaire de son camp. Selon lui, les contrats de marketing et de médias ne sont pas exécutés, des factures sont bloquées et les transferts n’arrivent pas. Il a qualifié l’affaire Balásy d’« action politique froide » visant à paralyser la publicité de droite. Il a aussi dit que les Hongrois ont désormais un gouvernement libéral et une opposition nationale, ajoutant que « l’ensemble du pays doit voir que nous sommes des tigres, pas des lapins ».

Orbán a fixé à son parti une mission en deux temps. D’abord, défendre les acquis des a múlt tizenhat év. Ensuite, bâtir, avec l’ensemble du camp national, un mouvement d’opposition efficace puis une position de pouvoir crédible. Il a expliqué que ce travail passera par le Parlement, le système partisan, les mouvements civiques, les initiatives citoyennes en formation et de petits cercles de liberté. Selon lui, la recomposition doit être bouclée Nyár végére, avec un démarrage possible Ősszel.

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Cette séquence intervient alors que l’ancien premier ministre tente de refermer le choc de la défaite et de reprendre la main sur son camp. Il a affirmé que son gouvernement avait remis la Hongrie à Magyar Péterék dans un excellent état, mais il a dit que la première semaine du nouveau gouvernement avait déjà révélé plusieurs signes inquiétants. Il a dénoncé des politiques économiques et éducatives libérales, a estimé que les ministres chargés des affaires sociales incarnaient l’idéal de la société ouverte à la Soros, et a affirmé que la protection de l’enfance était tombée entre les mains du lobby LGBTQ.

Orbán a aussi insisté sur le fait qu’il continue à chercher les raisons de l’échec. Il a dit ne pas voir clairement pourquoi son camp a perdu les jeunes, estimant qu’ils voulaient autre chose que ce qui leur avait été proposé et un autre leader. « Les jeunes n’ont pas accepté non seulement notre message, mais moi non plus », a-t-il reconnu, en parlant d’une vérité amère à laquelle il faut faire face.

Le dirigeant de Fidesz a dit que son groupe parlementaire devait d’abord être remis en ordre, tandis que l’organisation du parti définit désormais sa manière d’opérer dans l’opposition. Il a indiqué qu’il rassemble des publicistes, des responsables politiques, des influenceurs, des intellectuels et des ateliers capables d’être comptés sur dans la nouvelle configuration du camp national. L’objectif est, selon lui, de bâtir le réseau le plus large possible, puis de le mettre en marche après l’été. Il a ajouté que la critique et la dissidence publique venues des cercles Fidesz s’expliquent par l’usure intellectuelle de longues années de pouvoir, au cours desquelles les écrivains favorables devaient à la fois soutenir le gouvernement et critiquer ce qui devait l’être. Il a parlé d’une « prison de loyauté » qui se serait ouverte, avant de conclure que, après des années de chants populaires doux, le rock ’n’ roll commence.

Orbán a enfin rejeté l’idée qu’il craindrait les comptes à rendre. Il a dit vivre depuis 1990 comme un livre ouvert, avec chaque minute et chaque forint de sa vie sous contrôle continu. Il a aussi évoqué comme une abuse de pouvoir le fait que le gouvernement de Budapest, après avoir été mentionné dans le cadre de ses plaintes récentes dans l’émission de , laisse selon lui peu d’endroits où donner des interviews. Pour l’instant, la bataille se joue autant sur le terrain politique que sur celui du récit: Fidesz veut montrer qu’il n’est pas seulement sorti du pouvoir, mais déjà en train de reconstruire son retour.

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