Arsenal se rend à Anfield samedi à midi pour affronter Liverpool lors du dernier match de la saison de WSL, avec la deuxième place et une qualification directe pour la phase de groupes de la Ligue des champions à portée de main. Un point suffira à assurer cette place, et une victoire la garantira sans discussion, sauf scénario extrême où Chelsea battrait Manchester United à domicile avec 14 buts d’écart.
Ce rendez-vous arrive après une série éprouvante pour Arsenal depuis la trêve internationale d’avril, avec des déplacements et des délais de récupération très courts. Les Londoniennes ont joué à Lyon samedi soir, à Brighton mercredi soir, à Aston Villa samedi midi puis contre Everton mercredi, une séquence qui a pesé sur les corps comme sur les esprits.
Renee Slegers a insisté sur le niveau de Liverpool avant le choc d’Anfield. Elle a décrit les Reds comme une très bonne équipe, dotée de qualités individuelles et d’une structure très claire, et s’attend à une opposition intense devant son public. Selon elle, Liverpool voudra tout montrer à ses supporters à domicile, avec son pressing haut et son agressivité habituelle.
Le match intervient aussi dans un contexte particulier pour Arsenal. Steph Catley revient dans le groupe après plus d’un mois d’absence en raison d’une blessure au mollet, alors que Manu Zinsberger, Katie Reid et Michelle Agyemang sont indisponibles à cause de ruptures du ligament croisé antérieur. Kyra Cooney-Cross est, elle, en congé pour raisons de compassion.
Pour plusieurs joueuses, ce déplacement pourrait être le dernier sous le maillot d’Arsenal. Laia Codina, Beth Mead, Katie McCabe, Bara Votikova, Victoria Pelova et Naomi Williams figurent parmi les joueuses encore en lice pour le groupe avant un départ possible cet été. Slegers a salué les progrès de son équipe, estimant qu’elle est devenue plus dynamique, capable de faire des choses différentes et plus à l’aise dans plusieurs registres, tout en ayant développé son secteur défensif.
Le retour à Anfield ajoute une couche d’histoire à cette affiche. Arsenal n’y a plus joué depuis la demi-finale de FA Cup de 2013, lorsque Kim Little y avait inscrit le but victorieux. Liverpool, de son côté, arrive avec une blessure fraîche après sa défaite 3-2 contre Brighton en demi-finale de la FA Cup le week-end dernier, après avoir mené 2-0.
Le calcul d’Arsenal est donc simple. Un point suffit pour verrouiller une saison qui se termine avec une chance très concrète de s’installer derrière les leaders et d’entrer directement dans la phase de groupes de la Ligue des champions. Mais à Anfield, face à un Liverpool vexé et poussé par son public, les Gunners savent qu’ils ne pourront pas se contenter d’attendre que les chiffres fassent le travail à leur place.

