Le prince Aymeric de Belgique et son frère Nicolas ont pris part aux Porsche Club Francorchamps Days sur le circuit de Spa-Francorchamps, où une centaine de passionnés ont fait résonner les moteurs autour des modèles Porsche. Aymeric est monté à bord d’une GT3 RS et a raconté, après plusieurs tours à plus de 200 km/h, le mélange de vitesse, de précision et d’adrénaline qui accompagne ce genre de machine.
Pour le prince, passer d’une petite voiture à un bolide relève d’un rêve assumé. Il a dit que le freinage, la tenue de route et l’adhérence de la GT3 RS étaient “inhumains”, au point de s’interroger sur la manière dont de telles voitures peuvent être proposées à des conducteurs sans expérience. Son frère Nicolas, lui, a dit aimer les sensations du sport automobile et a rappelé qu’il avait été le premier des deux à rouler sur Spa. Les deux princes ont aussi partagé un autre rôle pendant l’événement: Aymeric a expliqué que Nicolas l’accompagne comme vidéaste, un complément utile quand il ne se trouve pas lui-même dans l’habitacle.
La sortie de Spa-Francorchamps intervient alors qu’Aymeric a récemment intégré l’école de pilotage de la M3M Endurance Academy. Sur un tracé de sept kilomètres et 19 virages, l’exercice ne se limite pas à une promenade de prestige: il demande des repères, du sang-froid et une vraie aisance au volant. Après ses tours, Aymeric a partagé ses impressions avec la pilote belge Sarah Bovy, dans un cadre où la passion automobile servait autant de vitrine que d’apprentissage.
Ce fil conducteur dépasse le circuit. Aymeric a dit que l’automobile les a rapprochés de leur grand-père, le roi Albert II, et que les conversations avec lui tournent la plupart du temps autour des voitures. Il a aussi raconté qu’ils ont l’habitude de faire des tours ensemble quand ils se voient et qu’Albert II roule encore “très très bien” à son âge. Cette passion se partage aussi avec le prince Laurent, présenté lui aussi comme amateur de belles mécaniques, et elle donne à ces journées sur l’asphalte une dimension familiale que les chiffres du chrono ne suffisent pas à résumer.
Reste une image plus intime que la simple démonstration de vitesse: celle de deux frères qui se retrouvent autour d’un volant, d’un circuit et d’une histoire transmise. À Spa, l’événement a offert une scène ouverte aux passionnés, mais il a surtout rappelé qu’au sein de la famille royale belge, l’automobile n’est pas seulement un loisir. C’est un langage commun.

