Lecture: À Cannes, Franck Dubosc et Artus défendent Les Caprices de l’enfant roi

À Cannes, Franck Dubosc et Artus défendent Les Caprices de l’enfant roi

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et sont montés à Cannes pour défendre Les Caprices de l’enfant roi, la comédie de présentée hors compétition et annoncée pour une sortie le 24 juin 2026. Le film reprend des figures du théâtre et de l’histoire françaises, avec Artus en Savinien de Cyrano de Bergerac et Dubosc en D’Artagnan fatigué.

Leur passage sur la Croisette ne racontait pas seulement un nouveau film. Il rappelait aussi deux trajectoires très différentes dans un festival où Dubosc a longtemps été invité sans jamais y présenter de long métrage, tandis qu’Artus y était déjà venu en 2024 avec l’équipe d’, puis pour d’, montré à la Semaine de la Critique. « J’ai eu la chance d’y venir en 2024 avec l’équipe d’Un P’tit truc en plus », a rappelé Artus, ajoutant que monter les Marches et arpenter la Croisette avec les interprètes du film avait été « une expérience inoubliable » et qu’il avait ainsi connu « deux aspects très différents du festival ».

Dans Les Caprices de l’enfant roi, l’intrigue suit un futur Louis XIV que sa mère tente de protéger de conspirateurs en le remplaçant par un double avant de l’envoyer loin d’elle avec une troupe de jeunes comédiens menée par . Pour Dubosc, le projet a une résonance particulière. « C’est un hommage à des personnages fondateurs de la culture française qui font qu’on est là aujourd’hui », a-t-il dit, soulignant qu’il fallait montrer ces icônes « différemment, de façon plus libre et vivante » pour donner envie de mieux les connaître. Artus a abondé dans le même sens, jugeant positif de les présenter autrement afin de susciter la curiosité du public.

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Dubosc a aussi replacé ce retour à Cannes dans sa propre histoire avec le festival. « Je n’ai jamais présenté de film à Cannes, mais je suis venu en invité pour célébrer des succès publics comme Camping ou Disco », a-t-il expliqué, estimant que l’événement avait toujours été « détendu » pour lui puisque les films étaient déjà sortis. Aujourd’hui, dit-il, son horizon s’est élargi. Lauréat d’un César pour le scénario d’Un ours dans le Jura, il affirme avoir désormais « un choix plus large dans les rôles » et pouvoir se permettre de ne faire « que ce qui [l]’amuse », sans renoncer pour autant aux grandes comédies.

Ce changement de registre s’entend aussi dans la suite de leurs agendas. Dubosc doit commencer lundi le tournage de son nouveau film, 5h48, place des Martyrs. Artus, lui, dit qu’on lui propose « des tas de choses différentes », un mouvement qu’il relie à son rôle dans , avant d’annoncer une pause dans les spectacles pour se concentrer sur le cinéma. Il prévoit de tourner son western en 2027. À Cannes, la promo de Les Caprices de l’enfant roi sert ainsi de pivot à deux carrières qui s’éloignent du simple statut de comédiens populaires pour s’installer, chacune à sa manière, dans un cinéma qui leur laisse davantage de place.

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