Lecture: Comac C919 : Pékin veut revoir la cabine pour rattraper Boeing et Airbus

Comac C919 : Pékin veut revoir la cabine pour rattraper Boeing et Airbus

Publié
3 min de lecture
Publicité

prépare une refonte de la cabine du C919 pour le rapprocher des standards de confort du 737 MAX et de l’ A320neo. Le constructeur chinois étudie notamment des coffres à bagages plus grands, une climatisation améliorée et d’autres ajustements de cabine, selon des informations rendues publiques le 14 mai 2026.

L’effort va au-delà du simple confort. a signé un document de référence appelant à une chaîne d’approvisionnement presque entièrement nationale, signe que Pékin veut pousser encore plus loin l’autonomie industrielle autour de son monocouloir vedette. Le C919 est déjà vu comme une pièce stratégique de la volonté chinoise de réduire sa dépendance à Boeing et Airbus dans le segment des 150 à 190 places.

Le calendrier donne du poids à cette révision. Certifié par l’autorité chinoise de l’aviation civile en 2022, le C919 a lancé ses vols commerciaux en 2023. D’abord largement associé aux couleurs de , il a ensuite rejoint les flottes d’ et de . D’après les données du ministère chinois des Transports, 37 appareils avaient été livrés fin 2025, le C919 desservait plus de 20 villes et avait transporté environ 4 millions de passagers en trois ans.

- Advertisement -

La question cabine n’est pas anodine pour un avion de cette taille. Le C919 offre une capacité maximale d’environ 168 à 190 sièges selon la configuration et une autonomie de 4 000 à 5 500 km. Son fuselage est légèrement plus large que celui de ses rivaux, mais Comac reconnaît que l’expérience passager reste l’un de ses points faibles face aux monocouloirs occidentaux. Les coffres actuels sont plus petits que ceux de l’A320neo et du 737 MAX, ce qui nourrit depuis quelque temps les critiques sur l’usage de la cabine.

Le constructeur réfléchit même à autoriser les valises à être rangées sur le côté, comme des livres sur une étagère. Il veut toutefois conserver des coffres plus bas que sur les avions occidentaux pour qu’ils correspondent à la taille moyenne des passagers chinois et rendent les commandes individuelles plus faciles à atteindre. Autrement dit, Comac cherche à corriger le défaut sans renoncer à une cabine pensée pour son marché.

Cette évolution intervient après la disparition de l’effet de nouveauté qui entourait le premier avion de ligne chinois de cette catégorie. Un interlocuteur cité par la presse spécialisée résume le changement d’ambiance en disant que Comac a compris qu’il fallait rendre le C919 aussi confortable que possible, maintenant que l’attrait du jet national s’est estompé et que les critiques sur l’expérience cabine apparaissent. La réponse du constructeur dira si le C919 peut passer du symbole industriel au concurrent crédible sur les lignes régionales les plus disputées.

Publicité
Partager cet article