Antoine de Maximy est revenu sur un voyage en Iran marqué par la méfiance, les contrôles de police et une manière de voyager qu’il revendique comme entièrement improvisée. Invité dans LEGEND avec Guillaume Pley, il a raconté être arrivé pendant le Ramadan sans rien préparer, avant de passer quinze jours sur place à filmer, souvent seul, avec peu de marge pour improviser face aux autorités.
Le récit tient en quelques images nettes. De Maximy dit avoir été contrôlé quatre fois par la police, qui est même venue dans sa chambre d’hôtel pour regarder ses images. Il explique aussi avoir filmé des policiers alors qu’il savait que c’était risqué et interdit. « J’avais filmé quand même les flics, il ne fallait pas le faire », a-t-il dit, en résumant un voyage où la caméra a vite attiré l’attention.
Ce qui frappe, c’est aussi la façon dont il dit avoir traversé le pays avec peu de certitudes. « Comme je ne prépare rien, je n'ai rien préparé », a-t-il expliqué, rappelant que sa méthode repose sur l’absence de repérages et de contacts fixés à l’avance. Pendant ces quinze jours, il dit avoir surtout survécu avec des biscuits et des chips, tandis que des habitants hésitaient à l’inviter chez eux pendant le Ramadan. « Les gens hésitaient à m’inviter », a-t-il résumé.
La rencontre avec les autorités religieuses n’a pas levé toutes les barrières, mais elle a donné une autre mesure du voyage. De Maximy dit avoir croisé des mollahs et en avoir interrogé un sur la possibilité d’être filmé. La réponse l’a surpris: « Vous êtes déjà en train de le faire ». Pour lui, ce type d’échange illustre un pays qu’il refuse de réduire à un camp ou à l’autre. « Ce n'est jamais manichéen, ce n'est jamais les bons, les méchants », a-t-il insisté.
La tension entre curiosité et surveillance a finalement trouvé une respiration le dernier soir. Un jeune homme l’a invité chez lui et lui a préparé un plat traditionnel de sa région, signe qu’au milieu des contrôles et des hésitations, l’hospitalité a fini par reprendre ses droits. Connu du grand public pour J'irai dormir chez vous, de Maximy a une nouvelle fois décrit le voyage comme un exercice d’improvisation pure, et l’Iran comme un endroit où filmer pouvait vite devenir un acte suspect.

