Lecture: Clemence Desrochers revient à Chez Bozo, 67 ans après la naissance du lieu

Clemence Desrochers revient à Chez Bozo, 67 ans après la naissance du lieu

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est revenue jeudi après-midi à , 67 ans après avoir aidé à fonder ce lieu de chanson québécoise au deuxième étage d’un immeuble défraîchi de la rue Crescent, au centre-ville de Montréal. À 92 ans, elle a repris le chemin d’un espace qu’elle n’avait pas revu depuis longtemps, alors que le site est en train d’être restauré pour accueillir de nouveau des spectacles de chanson.

La visite a duré une douzaine de minutes, mais elle a suffi à raviver des souvenirs précis. En regardant le chantier de renaissance du lieu, DesRochers a dit qu’elle avait toujours eu hâte de venir à Chez Bozo. Elle a aussi lancé à la volée, en souriant: « Tu n’étais pas supposé faire [juste] deux minutes avec moi ? »

Chez Bozo avait ouvert le 14 mai 1959, dans un endroit pensé pour la chanson québécoise à une époque où les scènes de ce genre n’étaient pas nombreuses. Le collectif qui l’avait lancé réunissait alors, avec DesRochers, , , Raymond Lévesque et Hervé Brousseau. « On s’est dit qu’on serait nos propres patrons », a-t-elle rappelé en évoquant cette aventure commune.

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La redécouverte du lieu doit beaucoup à , qui a retrouvé récemment l’ancien site de Chez Bozo. Avec , il travaille à restaurer l’espace et à y présenter à nouveau des spectacles de chanson. DesRochers a dit avoir été surprise de voir ce projet ressurgir puis se concrétiser, disant qu’on lui en avait parlé, mais qu’elle n’avait jamais pensé qu’ils iraient aussi loin dans sa réalisation.

Cette surprise avait un ton presque incrédule. La fondatrice a dit être « ébaubie » par ce qu’elle voyait, avant de se souvenir du grand escalier qu’elle montait en courant pour gagner la salle, « J’avais toujours hâte de venir », a-t-elle rappelé. Le site, autrefois perché au second étage d’un bâtiment usé de la rue Crescent, doit désormais redevenir un lieu vivant pour la chanson, et la présence de DesRochers jeudi a donné à cette relance une portée que ni les travaux ni les discours ne pouvaient créer seuls.

Le retour de la chanteuse et autrice dit aussi quelque chose de plus simple: Chez Bozo n’est pas seulement un nom retrouvé, mais un morceau de mémoire montréalaise qu’on cherche maintenant à remettre sur pied pour de vrai. Si la restauration va au bout, le lieu où une génération a voulu faire entendre sa propre voix pourra de nouveau accueillir des artistes dans le même esprit que celui de 1959.

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