Prime Video lance Off Campus, une nouvelle romance dramatique qui adapte le premier livre de la pentalogie d’Elle Kennedy, The Deal, et place au centre Garrett Graham et Hannah Wells. Dans les toutes premières minutes, la série annonce la couleur sans détour: Garrett, joué par Belmont Cameli, drague, s’affiche en parfait nepo baby et tente d’échapper à l’ombre de son père, légende du hockey, tandis qu’Hannah, incarnée par Ella Bright, accepte de lui donner des cours en échange d’un coup de main pour décrocher un rendez-vous avec Justin Kohl.
Le récit ne prend pas de gants. Au cours des 15 premières minutes, Garrett couche avec Kendall, interprétée par Karis Cameron, membre des « puck bunnies » qui gravitent autour de l’équipe de hockey de Briar University. La scène est ensuite montée en parallèle avec Hannah, music major studieuse, qui peine à écrire une nouvelle chanson pour une compétition de pop music. Le contraste fixe le ton de la série: d’un côté un garçon qui se répète « No Girlfriends », de l’autre une jeune femme qui cherche à avancer sans se laisser happer par le chaos autour d’elle.
Ce choix visuel et narratif compte parce qu’il place Off Campus très loin d’une romance réseau familiale façon PG-13. La scène sexuelle est décrite comme plus explicite, avec exposition de tétons et cunnilingus, et plus mélodramatique qu’une tentative de réalisme sexuel à la Heated Rivalry. Pour les spectateurs, cela dit immédiatement ce que la série veut être: une adaptation qui assume la passion, le désir et les excès d’un campus où les sentiments arrivent rarement propres et bien rangés.
Le matériau source aide à comprendre ce pari. Avant d’être adapté pour Prime Video, The Deal avait déjà lancé la pentalogie Off Campus d’Elle Kennedy, une série romanesque qui a construit tout un petit univers autour des joueurs de hockey de Briar. La nouvelle adaptation s’inscrit donc dans un canon plus large de romances sportives, un territoire où les athlètes sont souvent meilleurs pour manier une rondelle que pour gérer leur vie amoureuse. Dans ce paysage, Heated Rivalry, tiré des romans Game Changers de Rachel Reid, sert de point de comparaison évident pour les téléspectateurs qui suivent déjà ce sous-genre.
Il reste toutefois une tension que la série ne peut pas effacer par le seul panache de ses premières scènes: la séduction facile de Garrett et l’ambition discrète d’Hannah reposent sur une entente utilitaire, presque transactionnelle, avant de basculer vers autre chose. C’est ce que promet déjà le duo central, et c’est aussi ce que la série devra tenir sur la durée. Si elle y parvient, Off Campus peut dépasser le simple registre du flirt de vestiaire et devenir une vraie histoire de désirs, de pression familiale et de choix personnels. Si elle échoue, il ne lui restera qu’une mise en route tapageuse.

