Lecture: Québec désigne Jean-Olivier Chénier et les pendaisons avant la Journée Nationale Des Patriotes

Québec désigne Jean-Olivier Chénier et les pendaisons avant la Journée Nationale Des Patriotes

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Le gouvernement du Québec a officialisé, quelques jours avant la , la désignation du médecin et patriote comme personnage historique, ainsi que celle des pendaisons des patriotes de 1837-1838 comme événement historique.

a fait l’annonce mardi près de l’ancienne prison du Pied-du-Courant, à Montréal, où plusieurs patriotes ont été exécutés publiquement en 1838 et 1839. À ses côtés se trouvait , conseiller scientifique du futur , dans un moment présenté comme hautement symbolique mais sans portée financière nouvelle.

Le ministre a lui-même dit que l’annonce avait une valeur surtout symbolique. Il a aussi précisé qu’elle ne s’accompagnait d’aucun programme particulier, ni de fonds dédiés à la diffusion ou à la recherche sur les patriotes. Le sort de la n’a pas non plus été abordé, alors que l’institution est fermée depuis de graves inondations survenues en août 2024.

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L’absence d’engagement concret donne le ton de l’exercice. Québec ajoute deux reconnaissances officielles à la mémoire des patriotes, mais choisit de ne pas relancer, à ce stade, une stratégie plus large autour de leur héritage. Pour les sociétés patriotiques présentes, le geste compte; pour les partisans d’un meilleur accès à cette histoire, il laisse encore entière la question des moyens.

Jean-Olivier Chénier occupe une place centrale dans le soulèvement de Saint-Eustache, en décembre 1837. Médecin dans le village de Deux-Montagnes, il avait été actif au sein du avant de prendre les armes contre les autorités coloniales britanniques. Son inscription parmi les personnages historiques place désormais son parcours au cœur du récit commémoratif que Québec veut consolider.

La désignation des pendaisons vise, elle, un épisode directement lié au site du Pied-du-Courant, où des centaines de prisonniers ont été détenus après les insurrections. Les exécutions publiques de 1838 et 1839 y ont marqué la mémoire collective, et le gouvernement veut désormais en faire un fait historique reconnu officiellement.

En parallèle, un modèle de plaque commémorative a été dévoilé avec des représentants des sociétés patriotiques. La version finale doit être installée devant l’ancienne prison du Pied-du-Courant, sur le lieu même où ces exécutions ont eu lieu. Le symbole est clair: inscrire les patriotes davantage dans l’espace public, à défaut d’annoncer pour l’instant les moyens qui suivraient.

Éric Bédard a résumé l’esprit de cette mise en valeur en rappelant que les patriotes « n’étaient pas d’abord des révolutionnaires, mais des réformistes », et qu’ils demeurent « le meilleur outil pour combattre le fatalisme et la résignation ». Le message est politique autant qu’historique: Québec veut faire des patriotes non seulement des figures du passé, mais un repère civique pour aujourd’hui.

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