Lecture: Blocus à Cuba : Washington remet 100 millions de dollars sur la table

Blocus à Cuba : Washington remet 100 millions de dollars sur la table

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Washington a remis sur la table une aide de 100 millions de dollars pour Cuba, à condition que La Havane accepte de coopérer, tandis que a affirmé mercredi que les dirigeants cubains devaient changer. Depuis Air Force One, le chef de la diplomatie américaine a dit qu’il ne pensait pas que la trajectoire de l’île puisse évoluer tant que les mêmes hommes resteraient au pouvoir.

La déclaration intervient au lendemain d’une panne géante qui a plongé 65 % de Cuba dans le noir mardi, nouveau signe d’un système électrique au bord de la rupture. Dans la capitale, les coupures dépassent 20 heures par jour, et dans les provinces elles durent parfois toute une journée, une réalité que vivent les 9,6 millions d’habitants du pays sur fond de crise économique sévère et de pénurie d’énergie.

Le dossier cubain est aussi redevenu un test politique à Washington. Fin janvier, a signé un décret disant que Cuba représentait une menace extraordinaire pour les États-Unis, puis a menacé des représailles contre tout pays qui voudrait fournir ou vendre du pétrole à La Havane. Depuis cette date, un seul tanker russe transportant 100 000 tonnes de brut a été autorisé à accoster sur l’île.

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Rubio a durci encore le message en parlant d’une économie « ruinée et dysfonctionnelle » et en estimant qu’il serait impossible de la transformer dans ces conditions. La semaine dernière, il avait déjà dit que Cuba avait rejeté une précédente offre américaine de 100 millions de dollars, une affirmation démentie par La Havane. Mardi, l’île a de nouveau basculé dans l’obscurité alors que les coupures simultanées touchaient une grande partie du territoire.

De son côté, Miguel Diaz-Canel soutient que l’aggravation de la crise n’a qu’une seule cause, ce qu’il appelle un blocus énergétique génocidaire imposé par les États-Unis. Le ministre de l’énergie et des mines, , a lui aussi décrit une situation « très tendue », disant que la chaleur continuait d’augmenter, que l’effet du blocus faisait « vraiment beaucoup de mal » et que le pays ne recevait toujours pas de carburant. Les deux pays ont néanmoins tenu des discussions, avec une rencontre diplomatique de haut niveau le 10 avril à La Havane.

Cette séquence laisse peu de place à l’optimisme immédiat. Washington présente l’aide comme une ouverture conditionnelle, mais La Havane accuse les sanctions américaines d’asphyxier son économie et refuse l’idée d’une responsabilité interne exclusive. Entre les deux, le réseau électrique s’effondre, les importations de carburant restent insuffisantes et la population encaisse, au quotidien, le coût d’un bras de fer qui ne montre aucun signe d’apaisement.

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