Un coq de la famille Lafont a été tué par un coup de feu tiré à travers le grillage de son enclos, à Langlade, dans le Gard, dimanche 10 mai vers 10 h 20. Virginie Lafont dit que sa mère a d’abord entendu une détonation avant de retrouver Coco « baignant dans son sang ».
La scène a laissé des traces visibles, selon elle: du sang sur le mur et des impacts de plombs. La famille dit qu’un gendarme s’est déplacé pour procéder à des premières constatations et recueillir des éléments, puis qu’une plainte a été déposée après l’incident.
Dans un message adressé à son entourage, Virginie Lafont a décrit « une véritable vision d’horreur » et a dit écrire aujourd’hui « le cœur lourd », après qu’« un drame nous a touchés ». Pour elle, l’affaire ne se limite pas à la mort d’un animal de basse-cour. La famille estime que la présence de ces animaux fait partie du cadre de vie habituel à Langlade, au cœur d’un environnement où les basses-cours sont courantes.
Le point qui pèse le plus dans leur récit est simple: le tir aurait pu viser bien plus large que l’enclos. Virginie Lafont dit que « la situation aurait pu avoir des conséquences beaucoup plus graves » et qu’« un enfant présent à proximité » aurait lui aussi pu être mis en danger. Cette crainte change la portée de l’affaire, qui passe d’un acte isolé contre un animal à un tir potentiellement dangereux dans un espace de vie partagé.
La famille inscrit aussi ce dossier dans un contexte plus large, en évoquant d’autres affaires similaires en France autour de conflits liés aux coqs. Virginie Lafont affirme que, dans ces cas, les propriétaires avaient fini par obtenir gain de cause. Pour les Lafont, ce précédent donne du poids à leur démarche, mais la question immédiate est ailleurs: qui a tiré, et pourquoi un coup de feu a été dirigé vers un enclos familial en pleine matinée.
À ce stade, l’enquête devra établir si le tir visait seulement l’oiseau ou s’il s’agissait d’un geste plus large et plus risqué. La réponse compte, parce qu’elle dira si Coco a été la victime d’un acte gratuit ou le premier signe d’un danger qui aurait pu toucher des personnes.
