Marco Rubio a été photographié le 13 mai à bord d’Air Force One, en route vers la Chine, avec un survêtement Nike gris. La tenue, selon les éléments disponibles, est identique à celle portée par Nicolas Maduro au moment de sa capture.
La photo a circulé alors que Donald Trump effectuait une visite en Chine prévue jusqu’au 15 mai. Sur X, Steven Chung a écrit mercredi 13 mai: « Le secrétaire Rubio porte fièrement le survêtement Nike Tech ’’Venezuela’’ à bord d’Air Force One ! »
Le contraste a immédiatement donné à l’image une charge politique. Maduro a été capturé dans sa résidence de Caracas dans la nuit du 2 au 3 janvier, avant d’être transféré à New York pour comparaître devant un tribunal fédéral. Les services secrets américains ont ensuite diffusé une photo du dirigeant vénézuélien, les yeux couverts, dans un survêtement Nike gris. Washington l’accuse de trafic de drogue, de narco-terrorisme et de trafic d’armes.
Dans ce cadre, le choix vestimentaire de Rubio ne ressemble pas à une simple note de voyage. Le secrétaire d’État est sous sanctions chinoises et interdit d’entrée en Chine. Le texte met aussi en avant une erreur d’orthographe qu’auraient introduite les autorités chinoises dans son nom pour contourner leurs propres sanctions, un détail qui renforce l’idée d’un échange chargé de sous-entendus plutôt que d’une scène anodine à bord d’un avion gouvernemental.
Rubio, opposant d’origine cubaine au communisme et figure qui a soutenu les sanctions contre la Chine lorsqu’il était sénateur, est resté étroitement aligné avec Donald Trump depuis son entrée en fonction. Vu sous cet angle, le survêtement gris prend des allures de message adressé à Pékin comme à Caracas. Ce n’est pas seulement un geste de voyage; c’est une image qui condense, en une seule apparition, la rivalité politique entre Washington, la Chine et le Venezuela.

